François et Ségolène : l’un entre à l’Elysée, l’autre pas

Par Par Christine POUGET et Corinne DELPUECH | AFP – 12h20

L’un entre à l’Elysée, l’autre pas : François Hollande a réussi dimanche là où avait échoué cinq ans avant Ségolène Royal, son ex-compagne, mère de ses quatre enfants, une aventure de couple politique sans précédent.

Bien loin des ambitions solidaires de Bill et Hillary Clinton, de Nestor et Cristina Kirchner, c’est contre elle, non avec elle, que le député de Corrèze, 57 ans, s’était imposé à la primaire comme candidat socialiste à la présidentielle.

Comment Ségolène Royal, 58 ans, n’aurait-elle pas des sentiments mêlés en ce soir de gloire ? Au grand bonheur de voir son camp l’emporter, se glisse le regret de ce qui aurait pu advenir si le PS, 5 ans auparavant, s’était uni autour d’elle comme il l’a fait autour de Hollande. Ou si le centriste François Bayrou – elle en aurait fait son Premier ministre- avait fait le geste qu’il a fait pour lui.

« Je pourrais éprouver de l’amertume, mais je veux seulement retenir devant l’Histoire que 2012 est aussi la victoire des idées neuves de 2007, la victoire des fondamentaux que j’ai défendus: rassemblement, valeur travail, nation, drapeau et Marseillaise, sécurité et convergences avec le Centre », a-t-elle dit à l’AFP.

Autant de thèmes jusqu’alors monopolisés par la droite, qui hérissaient les socialistes.

En 2007, c’est « François » qui avait dû ronger son frein: dirigeant le PS, il en semblait le champion naturel. Mais volant de sondages victorieux en primaire triomphante, la présidente de Poitou-Charentes, rayonnante, lui avait grillé la politesse. Mais elle est battue au second tour par Nicolas Sarkozy avec 47% des voix.

De son rôle de pionnière, Royal n’a tiré nul bénéfice: elle tente de prendre la direction du parti, mais est battue d’une poignée de voix par Martine Aubry en 2008. Elle se lance dans la primaire de 2011, mais obtient un humiliant 6,9%. Soir terrible du 9 octobre où elle fond en larmes devant les caméras.

Trois jours après, la « Femme debout », comme elle se définit, annonce avec panache son soutien à son ex-compagnon.

Ces déceptions politiques se sont doublées d’une douleur intime : la rupture avec son compagnon, au bout de trente ans de vie commune, officialisée en juin 2007.

Les rapports de ces deux purs politiques, formés ensemble à l’Ena et dans le mitterrandisme, se sont cependant apaisés, après une crispation en début de campagne. Le 22 janvier, aucune mention d’elle dans le discours-fleuve du Bourget. Epreuve supplémentaire, la nouvelle compagne du candidat, Valérie Trierweiler, constamment présente.

« C’est très dur, mais je prends sur moi », confiait-elle alors. Ce qui ne l’a pas empêchée de s’impliquer dans la campagne. « Je ne leur imposerai pas ce que j’ai subi », avait-elle promis. « Comportement exemplaire », a salué son fils aîné Thomas, qui l’a accompagnée dans plusieurs déplacements.

Forte de ses 17 millions de voix de 2007, Mme Royal a tempêté, menacé. Et obtenu réparation, comme en témoigne le dernier grand meeting hollandais à Toulouse. Lionel Jospin, jadis impitoyable avec elle, lui déniant dans son livre « L’Impasse », les « qualités humaines » et politiques requises, lui a rendu hommage. « En 2007, Ségolène Royal a relevé le gant ». « La gauche, instruite par l’expérience a retrouvé le chemin de l’unité. Notre candidate a mené la bataille du second tour ».

Hollande l’a aussi saluée sur la place du Capitole alors que leur meeting commun le 4 avril à Rennes avait été mi-figue mi raisin: l’ex-couple n’était resté que quelques secondes sur scène.

Le 6 mai 2007, au soir de sa défaite contre Nicolas Sarkozy, Royal avait promis à la foule qu’elle la mènerait « vers d’autres victoires »: « Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble ».

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Royal: Sarkozy a «peur» de perdre son «immunité»

Libération le 18/03/2012 à 19h29

 

L’ex candidate socialiste à l’Elysée a déclaré dimanche que le président sortant craignait de perdre son poste, et l’immunité présidentielle qui le protège contre les affaires de «corruption qui ont émaillé ces cinq années».

 

L’ex-candidate PS à l’Elysée, Ségolène Royal, a déclaré dimanche sur France 5 que Nicolas Sarkozy avait « peur » de perdre l’élection présidentielle parce qu’il avait « absolument besoin d’être réélu pour être couvert par l’immunité présidentielle ».

« Il a peur de perdre, de la sanction des Français », a déclaré Mme Royal dans l’émission C Politique, ajoutant: « Il a peur parce qu’il va perdre son immunité présidentielle, et on connaît tous les problèmes de corruption qui ont émaillé ces cinq années ».

Cette perte va, selon elle, « permettre à la justice de poursuivre un certain nombre d’investigations sur un certain nombre de problèmes ».

« Il va falloir attendre que Nicolas Sarkozy ne soit plus président de la République pour que la justice puisse enquêter sur l’affaire de Karachi, sur ce que dit le fils de M. Kadhafi, qui aurait financé sa campagne électorale, sur l’affaire Woerth-Bettencourt, puisque de l’argent liquide aurait circulé », a poursuivi Mme Royal. « Il aura à s’expliquer. Donc il a absolument besoin d’être réélu pour être couvert par l’immunité présidentielle ».

« Il est agité, agressif, lui et ses porte-parole. Les spécialistes du comportement, lorsqu’ils analysent ce comportement physique survolté, l’expliquent par la peur », a-t-elle affirmé au sujet de Nicolas Sarkozy.

« Regardez ce qui est arrivé à Jacques Chirac. Les emplois fictifs, c’était beaucoup moins grave, il a fallu attendre qu’il ne soit plus président pour que la justice puisse faire son travail », a relevé Mme Royal.

(AFP)

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Sarkozy « devient un anti-Hollande », dit le candidat PS

Reuters

 

PARIS (Reuters) – François Hollande a brocardé samedi soir la « fuite en avant » de Nicolas Sarkozy, accusant le président sortant, qui le taxe « d’antisarkozysme », de devenir lui-même un « anti-Hollande ».

Le candidat socialiste a répondu lors du journal de 20h00 de TF1 aux virulentes attaques du chef de l’Etat lors d’un meeting tenu peu auparavant à Lyon.

« Moi je ne suis pas, comme il a été dit, dans l »antisarkozysme’. J’ai l’impression que c’est plutôt le candidat sortant qui devient maintenant un anti-Hollande, si je peux m’exprimer ainsi », a-t-il déclaré.

Brocardant « l’outrance » et « le combat de la dernière heure » de son adversaire qui l’attaque pour « mensonge » et « cynisme », François Hollande a dit vouloir vivre dans un pays « apaisé ».

« Nicolas Sarkozy est dans un combat qui relève de la fuite en avant: il ne peut pas défendre son bilan, c’est un boulet, il ne présente pas de projet -est-ce que vous connaissez ses propositions détaillées, chiffrées, organisées, structurées? », a lancé le député de Corrèze.

L’ancien premier secrétaire du PS, qui a pris 60 engagements en janvier devant les électeurs, a opposé sa « cohérence » aux « improvisations » de son principal adversaire, qui le talonne dans les sondages au premier tour.

« Comme il ne peut pas présenter un bilan, un projet, il présente un visage, qui est celui de l’outrance. Moi je ne tombe pas dans ce genre de surenchère, je ne me livre pas à des attaques qui sont de ce niveau-là », a-t-il dit.

Pour François Hollande, les attaques de Nicolas Sarkozy relèvent du « combat de la dernière heure ».

« C’est dur quand on est candidat sortant, enfin j’imagine, et qu’on a été aussi loin dans le renoncement aux promesses », a-t-li commenté.

« Alors on s’en prend à qui: aux Français, à certains, aux syndicats, aux étrangers, aux autres, à l’Europe? On oublie de s’en prendre au premier responsable: c’est Nicolas Sarkozy ».

« Je veux vivre dans un pays apaisé, qui ne soit pas toujours brutalisé, divisé, stigmatisé, ça nous changera » », a conclu François Hollande.

Elizabeth Pineau, édité par Marine Pennetier

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Ségolène Royal assure sa totale loyauté à François Hollande

Le 20 octobre à 8h30

Ségolène Royal assure sa totale loyauté à François Hollande

 

Ségolène Royal et François Hollande  le 16 octobre 2011 au siège du PS à Paris. (© AFP Thomas Samson)

Ségolène Royal affirme dans une interview au Parisien à paraître jeudi qu’elle agira avec «une totale loyauté» dans la campagne présidentielle de François Hollande.

«Je ne revendique rien. Je jouerai le rôle qui sera utile pour faire gagner la gauche. Si on a besoin de moi (…), je le ferai sans arrière-pensées et dans une totale loyauté. Ma voix porte. Je peux apporter beaucoup», déclare l’ex-candidate à l’Elysée, éliminée au 1er tour de la primaire socialiste. «Je sens une véritable envie de gagner. Et François Hollande est un très bon candidat», ajoute-t-elle à propos de son ex-compagnon.

En 2007, «j’aurais bien aimé, moi aussi, être accueillie au parti, le soir de ma désignation, par tous les autres candidats», souligne  Royal au passage qui, il y a cinq ans, avait souffert du manque de soutien du PS dans sa campagne présidentielle.

Selon elle, son élimination sévère avec moins de 7% des suffrages le 9 octobre est d’abord due à «une forme de vote utile». «Beaucoup d’électeurs» voulaient avant tout «battre Sarkozy. Or, je n’étais pas la mieux placée dans les sondages», explique-t-elle. «Ensuite, je n’ai pas gagné en 2007, donc les gens se demandaient: “Qu’est ce qui nous dit aujourd’hui qu’elle peut gagner en 2012?”. Enfin, je n’ai pas gagné le congrès de Reims en 2008, donc je n’avais pas la légitimité institutionnelle», ajoute-t-elle rappelant qu’elle n’avait été devancée que de «150 voix» par Martine Aubry, dans un contexte de soupçons de tricheries.

Royal confie avoir «été assommée» par son très faible score à la primaire. «La densité du travail n’est pas le seul critère en politique. Je le savais. Mais à ce point-là, c’est très violent.»

Interrogée pour savoir si elle a définitivement tiré un trait sur la présidentielle, la présidente de la région Poitou-Charente répond: «Je ne me pose pas cette question pour l’instant. Ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas tiré un trait sur ma vie politique».

(Source AFP)

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Primaire: pour Royal, les socialistes ont le « devoir » de se rassembler

16/10 | 13:33

Ségolène Royal a déclaré dimanche à Melle (Deux-Sèvres), à l’occasion du second tour de la primaire PS, que les socialistes avaient le « devoir » de se rassembler et de se « réconcilier » car « on ne peut gagner que dans l’unité » en 2012.

Interrogée par des journalistes sur le respect de sa consigne de vote en faveur de François Hollande, Mme Royal a déclaré que, selon elle, les électeurs avaient « compris les raisons politiques de (son) appel ».

« Je l’ai fait parce que je veux que notre candidat ait le plus de légitimité possible par rapport à la droite », a souligné celle qui avait obtenu 7% des voix au premier tour.

« La participation semble au moins aussi forte que dimanche dernier, c’est très important. C’est très important de donner une large avance au candidat qui est arrivé en tête pour lui donner une énergie et un souffle pour la présidentielle », a-t-elle expliqué.

« La responsabilité de tous les socialistes, c’est de se réconcilier. On ne peut gagner que dans l’unité (…) Le rassemblement, il aura lieu, c’est un devoir que nous avons », a encore déclaré l’ex-candidate à la présidentielle.

« Nous allons tous nous rassembler, je crois que c’est ça qui est important », a insisté la présidente de la région Poitou-Charentes.

« C’est très important que, dès ce soir (…), il y ait une dynamique de rassemblement qui puisse se constituer », a-t-elle ajouté.

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Ségolène Royal : je fais le choix de l’intelligence politique et du rassemblement

Blog de Ségolène Royal–         14/10/2011 08:25:00

JOURNAL DE 20H  13 octobre 2011

David PUJADAS

Avec nous maintenant, comme promis, Ségolène ROYAL. Merci d’avoir accepté notre invitation. On va évoquer le mot d’ordre que vous avez donné pour François HOLLANDE. Mais d’abord un mot sur cette soirée de dimanche, la défaite très sévère, les larmes. On n’a pas l’habitude de vous voir craquer. Qu’est-ce qui vous  a le plus atteint ?

Ségolène ROYAL

Eh bien écoutez, c’est quand même très, très dur. C’est très dur quand on a passé des années à travailler avec acharnement, obstination, conviction, honnêteté, avec en plus d’excellentes équipes, avec des réseaux de terrain, avec désir d’avenir,  avec une région exemplaire, donc c’est très dur. Quand on a passé des années pour relever ce défi et se préparer à cette fonction présidentielle, eh bien de subir un tel échec, un revers, voilà, c’est une épreuve très cruelle. C’est sans doute aussi la politique qui est comme cela mais c’est très dur. Voilà.

David PUJADAS

Au-delà de la défaite, ça arrive les défaites, on a l’impression que  c’est  le lien presque magnétique que vous avez… que vous aviez avec les Français qui s’est défait. Est-ce que c’est  la fin de l’histoire, de cette histoire-là ?

Ségolène ROYAL

Vous savez il y avait un grand Premier ministre Travailliste anglais qui disait : en politique, une semaine ça vaut une année. Donc les choses bougent très vite en politique et en même temps il faut avoir le courage et la clarté d’esprit de regarder les choses et de les accepter et de regarder vers l’avenir. Et de savoir comment, maintenant, je peux être le plus utile. Et c’est la raison pour laquelle j’ai soutenu François HOLLANDE, le candidat qui est en tête.

David PUJADAS

Alors vous dites :  je le soutiens parce qu’il est arrivé en tête et que je veux participer à cet élan pour donner le plus d’ampleur possible à sa victoire. Vous citez aussi des motifs politiques, plusieurs sujets dont vous dites qu’il a accepté de les reprendre. Est-ce qu’il y a aussi une dimension affective qui s’ajoute à la dimension politique. Je rappelle que François HOLLANDE c’est votre  ex-compagnon et le père de vos enfants.

Ségolène ROYAL

Vous savez David PUJADAS,  c’est vrai que je suis dans une situation qui n’est  pas ordinaire, qui n’est pas banale. Mais je ne peux pas renier ma vie avec François HOLLANDE. Avouez que le bilan d’ailleurs de ce couple n’est pas si mauvais que ça puisque, avec quatre enfants et deux candidats à l’élection présidentielle, voilà… ! Bon, et en même temps je fais la part des choses. Vous savez je suis une femme …

David PUJADAS

Les deux ont compté, c’est ce que vous nous dites.

Ségolène ROYAL

Non. Je dis que je ne renie pas ce moment-là mais aujourd’hui, dans la décision que je prends, c’est une décision de l’intelligence politique et du rassemblement. Et je fais la différence entre le corps privé et le corps public. Et aujourd’hui c’est  le corps public qui parle lorsque je m’engage auprès du candidat…

David PUJADAS

C’est totalement  étanche.

Ségolène ROYAL

… c’est étanche,  c’est étanche parce que je le dois aux électeurs et je le dois aux Français. Et quand on mélange la vie privée et la vie publique, les Français ne veulent plus de cela. Et donc le choix que je fais, je le répète, c’est le choix de l’intelligence et du rassemblement parce que je pense qu’aujourd’hui il ya une menace, on le voit dans  les petites phrases qui sont échangées ; il y a une  menace de division…

David PUJADAS

C’est trop ?

Ségolène ROYAL

C’est trop, je crois qu’il faut toujours avoir une hauteur de vue en politique. Nous sommes dans la campagne présidentielle. Je veux dire d’ailleurs gentiment à Martine que si elle met le doigt sur le loup elle peut se faire mordre le doigt et la main et même se faire manger toute la main. Donc il faut faire attention. Et si je fais ce choix de François HOLLANDE c’est parce que, aujourd’hui, il faut donner à notre  candidat la plus grande légitimité. Pourquoi ? Parce qu’il y a quand même un danger et la droite est en embuscade aujourd’hui. C’est-à-dire que si le score est très serré, la droite dira : « vous voyez votre candidat n’est qu’à moitié légitime ». Et moi je veux que le candidat des Socialistes et que le candidat de la gauche ait une totale légitimité, ait une légitimité puissante, ait un élan très fort parce que c’est cet élan très fort qui va nous permettre de gagner l’élection présidentielle et la France a besoin de cette alternance.

David PUJADAS

Un mot…

Ségolène ROYAL

C’est pour cela que je demande à tous ceux qui ont envie de se changement à gauche, je demande à tous ceux qui m’ont accordé  leurs suffrages et tous ceux qui au-delà ne sont pas venus voter mais qui veulent aussi que le système change vraiment – et dans les propositions de François HOLLANDE il y a – contrairement à ce qui a été dit –  il y a  des changements profonds du système financier que nous subissons  aujourd’hui.

David PUJADAS

Vous leur demandez…

Ségolène ROYAL

Et je leur dis d’abord de venir voter massivement ;  il faut que les Français soient aussi nombreux à venir voter et à concrétiser cette formidable réussite des primaires, ça c’est très, très important. Et ensuite qu’ils donnent une forte  avance à François HOLLANDE pour lui donner la légitimité du combat présidentiel.

David PUJADAS

Sur ce choix, est-ce que le souvenir du congrès de Reims a pesé. On se souvient que Martine AUBRY vous a devancée d’une très courte tête, qu’il y a eu des accusations de tricherie. Est-ce que ça a pesé aussi ?

Ségolène ROYAL

Vous savez, depuis 2007 j’ai dû tout recommencer à zéro. Tout recommencer, malgré  mes dix-sept  millions d’électeurs, on m’a fait tout recommencer au sein du Parti socialiste ;  on ne m’a fait aucun cadeau. Il y a eu les terribles évènements que vous venez d’évoquer. Il y a eu plein de choses, entre les blessures privées,  les blessures publiques ;  si je faisais la somme de ce que j’ai subi, votre  journal n’y suffirait pas. Je surmonte tout cela, je mets tout cela dans le  passé et je suis entièrement tournée vers le futur et vers l’avenir. J’ai une capacité de ressaisissement de moi-même pour mettre  aujourd’hui mes forces au service du candidat que je souhaite voir désigné, François HOLLANDE.

David PUJADAS

Vous nous dites ce soir  : la vie politique nationale, pour moi ça continue.

Ségolène ROYAL

Bien sûr, parce que regardez, les deux candidats sont venus me voir, mon ralliement et mon soutien est décisif dans cette campagne. Ils le savent, parce qu’ils me l’ont dit.

David PUJADAS

Et quelle place pouvez-vous avoir, quelle place vous voyez-vous avoir dans cette campagne de François HOLLANDE s’il est désigné dimanche ?

Ségolène ROYAL

Mais pourquoi m’ont-ils sollicitée ? Parce qu’ils savent que j’ai une capacité d’entraînement formidable. Dans les quartiers populaires en particulier. Qui d’ailleurs ne sont pas venus voter lors de ces primaires mais qui doivent revenir  voter à l’élection présidentielle, parce qu’ils se sont éloignés du vote républicain et qu’ils se sentent abandonnés.

David PUJADAS

Donc, vous  vous voyez jouer…

Ségolène ROYAL

Donc j’ai cette capacité d’entraînement que je mettrai au service du candidat. Je mettrai toutes mes forces dans cette bataille, toute mon expérience, toute la mobilisation des territoires, mes idées neuves qui ont été comme vous le savez, là aussi,  reprises. Et c’est vrai, vous le disiez tout à l’heure, il y a quelque chose qui s’est rompu parce que ces nouveautés, ces idées  neuves ont été un peu reprises par tout le monde et on m’a vue…

David PUJADAS

Donc on vous verra… aux avant-postes…

Ségolène ROYAL

Du coup… voilà… on me verra aux avant-postes et avec une  loyauté totale et un engagement. Et c’est pour cela que je lance à nouveau un appel pour ce vote de dimanche.

David PUJADAS

Merci Ségolène ROYAL d’avoir  répondu à nos questions ce soir.

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Primaire socialiste: pour Ségolène Royal, les socialistes ont le «devoir» de se rassembler

Créé le 16/10/2011 à 13h34 — Mis à jour le 16/10/2011 à 13h58

POLITIQUE – La candidate éliminée au premier tour de la primaire espère que les socialistes vont se réconcilier pour ce second tour…

Ségolène Royal a déclaré dimanche à Melle (Deux-Sèvres), à l’occasion du second tour de la primaire PS, que les socialistes avaient le «devoir» de se rassembler et de se «réconcilier» car «on ne peut gagner que dans l’unité» en 2012. Interrogée par des journalistes sur le respect de sa consigne de vote en faveur de François Hollande, Ségolène Royal a déclaré que, selon elle, les électeurs avaient «compris les raisons politiques de (son) appel». «Je l’ai fait parce que je veux que notre candidat ait le plus de légitimité possible par rapport à la droite», a souligné celle qui avait obtenu 7% des voix au premier tour.

«La participation semble au moins aussi forte que dimanche dernier, c’est très important. C’est très important de donner une large avance au candidat qui est arrivé en tête pour lui donner une énergie et un souffle pour la présidentielle», a-t-elle expliqué. «La responsabilité de tous les socialistes, c’est de se réconcilier. On ne peut gagner que dans l’unité (…) Le rassemblement, il aura lieu, c’est un devoir que nous avons», a encore déclaré l’ex-candidate à la présidentielle. «Nous allons tous nous rassembler, je crois que c’est ça qui est important», a insisté la présidente de la région Poitou-Charentes. «C’est très important que, dès ce soir (…), il y ait une dynamique de rassemblement qui puisse se constituer», a-t-elle ajouté.

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