Comment Areva veut tirer profit de la catastrophe au Japon

Créé le 31.03.11 à 15h15 — Mis à jour le 31.03.11 à 15h15

NUCLÉAIRE – Anne Lauvergeon et plusieurs experts sont actuellement dans l’archipel…

Depuis mercredi, des experts d’Areva, ainsi que sa présidente Anne Lauvergeon, sont à pied d’œuvre au Japon pour aider l’archipel à surmonter la catastrophe de Fukushima.

Le géant français du nucléaire veut apporter son savoir-faire en la matière. Mais aussi profiter de la crise pour s’imposer comme le leader incontournable du secteur.

Projets gelés

Comme après l’accident de Tchernobyl,  nombre de projets de centrales ont été gelés, en Chine, en Afrique du sud ou en Allemagne.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a même annoncé jeudi qu’elle réfléchissait à un moratoire sur l’EPR de Flamanville, dans la Manche.

La catastrophe ne devrait pas cependant mettre à mal sur le long terme le développement de l’énergie nucléaire. Les gouvernements exigeront toutefois une sécurité maximale.

Sécurité de l’EPR

Et c’est sur ce créneau qu’Areva compte intervenir. Jugé trop cher et complexe, le réacteur de troisième génération EPR est bien difficile à vendre pour le groupe. En contrepartie, il est toutefois censé être beaucoup plus sûr.

Quelques jours après la catastrophe au Japon, Anne Lauvergeon a d’ailleurs souligné que «s’il y avait des EPR à Fukushima, il n’y aurait pas de fuites possibles dans l’environnement, quelle que soit la situation».

Anne Lauvergeon

La crise nucléaire devrait aussi profiter directement à la présidente du directoire d’Areva dont le mandat expire le 30 juin prochain.

Si Anne Lauvergeon n’a jamais caché sa volonté de rester, l’Elysée lui cherchait un successeur. Selon la radio BFM Business mardi, elle serait désormais quasiment assurée de conserver son poste. Mais elle devrait accepter la nomination d’un numéro deux «compatible» avec EDF.

Le ministre de l’Industrie, Eric Besson a simplement indiqué qu’un troisième mandat pour Anne Lauvergeon n’était pas exclu.

Car l’actuelle présidente du groupe et une très bonne connaisseuse du secteur et a été présente tout au long de la construction  de l’EPR. Et en cette période de méfiance à l’égard du nucléaire, l’Etat, principal actionnaire d’Areva, aura donc besoin de stabilité et d’un VRP de poids pour vendre les centrales françaises.

Elsa Meyer

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