Le gouvernement annonce le gel du prix du gaz pour ménager les consommateurs

05/04/2011 17:10

Après une augmentation de 5,2 % du prix du gaz le 1er avril, Matignon a annoncé mardi 5 avril plusieurs mesures pour limiter l’impact de la hausse des prix énergétiques sur la facture des Français

« Le gaz ne bougera pas », a martelé mardi 5 avril sur France 2 François Baroin, ministre du budget, confirmant l’annonce du gel du prix du gaz par le cabinet du premier ministre, François Fillon, parmi d’autres mesures visant à contenir l’envolée des prix de l’énergie, conséquence des révoltes arabes et de la hausse du cours du pétrole.

Un geste positif pour les associations de consommateurs, mais pas encore suffisant. « On est quand même déçus, reconnaît Thierry Saniez, délégué général de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie). Il aurait fallu non seulement un gel, mais une baisse. »

Avec la dernière hausse de 5,2 %, l’augmentation du prix du gaz a atteint 20 % sur douze mois alors que les prix du marché ont chuté de près de 70 % sur la même période. La faute au mode de calcul du prix du gaz, formule remise en cause par le ministre de l’industrie et de l’énergie, Éric Besson, et dont le gouvernement a annoncé la révision mardi 5 avril.

Actuellement, les prix sont réglementés par des contrats à long terme passés entre GDF Suez et les producteurs de gaz, et sont notamment indexés sur le cours du pétrole – dont le cours continue d’augmenter.

Une nouvelle « formule tarifaire » pour le gaz

Matignon a promis l’établissement d’une nouvelle « formule tarifaire » qui devrait prendre en compte une part importante du prix du marché du gaz. GDF Suez s’est dit prêt à travailler avec le gouvernement, alors que les titres GDF et EDF perdaient plus de 3 % à la Bourse de Paris après l’annonce des mesures. Mauvaise nouvelle en revanche pour la facture d’électricité, qui augmentera de 2,9 % au 1er juillet 2011.

En ce qui concerne la hausse du prix de l’essence, François Fillon a demandé à François Baroin de revaloriser de 4,6 % le « barème forfaitaire kilométrique applicable pour l’imposition des revenus de l’année 2010 par rapport au niveau retenu en 2009 », selon le communiqué de Matignon publié mardi 5 avril. La mesure devrait être financée par « une contribution spéciale des compagnies pétrolières », qui sera négociée dans les prochains jours.

« Seul un Français sur deux paye l’impôt sur le revenu, cette mesure ne concernera que très peu de consommateurs, regrette Thierry Saniez. L’État a d’autres moyens de limiter l’impact de la hausse sur les consommateurs. Autant il est légitime de taxer les compagnies pétrolières, autant il serait également légitime que l’État baisse la TVA sur les prix de l’essence, par exemple. » Aucune modulation des taxes de l’État sur l’essence n’a été envisagée pour le moment.

Aglaé de CHALUS
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