Qui est Philippe Villemus

 

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EMISSION SUR FRANCE INTER, le 23 avril 2011: 

On n’arrête pas l’éco. (audio)

Philippe VILLEMUS

Le patron, le footballeur et le smicard

Quelle est la juste valeur du travail ? Autrement dit, qu’est-ce qu’une juste rémunération ?

Comment se forment les revenus du travail ? Les patrons des grands groupes sont-ils justement rémunérés ? Le salaire d’un seul homme peut-il valoir celui de mille smicards ?

Ce livre, vif et original, tente de répondre avec rigueur à ces questions essentielles en explorant la pyramide des rémunérations françaises.

Cette déroutante exploration, riche en surprises, révèle l’absurdité d’un système où la rareté l’emporte sur l’utilité, la valeur économique et financière sur la valeur sociale et morale, l’intérêt particulier sur l’intérêt général, le copinage sur le mérite. Elle montre que la valeur travail se déprécie dans la masse des travailleurs pauvres ou précaires qui observent avec dégoût les gains phénoménaux et vulgaires accumulés par les grands patrons et les vedettes du sport ou du spectacle.

éditeur : Editions-dialogues.fr, Brest (Finistère)
parution : À paraître le 5 mai

 

 

Bibliographie

  • Le patron, le footballeur et le smicard, editions-dialogues.fr, 2011
  • Comment la gauche peut-elle gagner la Présidentielle 2010 ?, Eyrolles, 2010
  • Le Plan marketing, à l’usage des managers, Les Éditions d’Organisation, 2009
  • Qui est riche ?, Eyrolles, 2007
  • Rugby, les noces du Soleil et de la Terre, NPL éditeur, 2007
  • Le Dieu football. Ses origines, ses rites, ses symboles, Eyrolles, 2006
  • Délocalisations : aurons-nous encore des emplois demain ?, Seuil, 2005
  • De krach en crise, Seuil, 2004
  • J’ai oublié, Desclée de Brouwer, 2004
  • Motivez vos équipes: négocier et suivre les objectifs de vos collaborateurs, Les Éditions d’Organisation, 2004
  • Créations commerciales et publicitaires : mode d’emploi, Les Éditions d’Organisation, 2004
  • Les Mensonges de la bourse, sous le pseudonyme de Vincent Almond, Seuil, 2003
  • Faire passer un entretien de recrutement, Les Éditions d’Organisation, 2002
  • L’Entreprise audacieuse. Comment conquérir les marchés de demain ?, préface de Frank Riboud, PDG du groupe Danone, Les Éditions d’Organisation, 2001
  • L’Organisation de la Coupe du Monde : quelle aventure ! préface de Michel Platini, président de l’UEFA, Le Cherche Midi Éditeur, 1998
  • Motivez vos équipes : le guide, Les Éditions d’Organisation, 1997
  • La Fin des marques ? Vers un retour au produit, Les Éditions d’Organisation, 1996 (grand Prix 1996 du Livre de Management et de Stratégie
  • L’expansion Mc Kinsey. Comment juger la création publicitaire ? de Bernard Brochant, ex PDG du groupe DDB, Les Éditions d’Organisation, 1996

Extraits

Le patron, le footballeur et le smicard
Éditions-dialogues.fr – 2011

La rémunération phénoménale des footballeurs et des patrons de grand groupe montre tout simplement que notre société marche sur la tête. Elle fait de l’argent le seul but. Elle place la rareté au-dessus de l’utilité. Le profit prime sur la solidarité. La valeur financière l’emporte sur la valeur sociale. L’intérêt particulier balaie l’intérêt général. Le « vivre riche » détrône le « vivre ensemble ». Voilà la vraie morale, au sens de leçon, de cette enquête. (…) La valeur du travail se dissout aujourd’hui dans les écarts de un à mille entre le SMIC et les revenus de patrons et footballeurs salariés. Elle se délaye dans cette masse de travailleurs pauvres qui, tout en travaillant, vivent sous le seuil de pauvreté officiel. Elle se perd dans la quantité de stagiaires ou apprentis, mal payés, voire non payés, qu’on utilise à des postes permanents pour que cela coûte moins cher. Elle se désagrège dans tous ces travailleurs de plus de cinquante ans, expérimentés et riches d’un savoir-faire inimitable, qu’on vire parce qu’ils coûtent trop cher.

Qui est riche ? La vérité sur les riches, les pauvres et les autres… 
Éditions Eyrolles – 2008

L’augmentation des inégalités, dans un pays où il n’y aurait pas de pauvreté, serait en partie, sinon acceptable, du moins justifiable. Mais la croissance des inégalités françaises, due essentiellement à l’enrichissement plus rapide des déjà riches, se double d’un nombre de pauvres toujours intolérable. Les écarts qui se creusent, au détriment des plus démunis et des classes moyennes inférieures, constituent donc un vrai danger pour la cohérence sociale, la croissance économique et la fraternité civile. La progression des inégalités pourrait ainsi se traduire, au pire par des conflits sociaux récurrents, une recrudescence des émeutes et la montée de l’insécurité et, au mieux, par une scission dans le mode de vie des différentes classes sociales avec une ghettoïsation à la fois des pauvres et des riches. Les ménages modestes ou démunis seraient refoulés dans des banlieues déshéritées à la dérive, tandis que les ménages aisés s’enfermeraient dans des zones luxueuses protégées ou ceinturées.

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