Une augmentation moyenne de 24% pour les patrons du Cac 40 en 2010

Michel Rollier

© Reuters
Le 26 avril 2011 par Ana Lutzky

Bon dernier l’an passé, Michel Rollier, le dirigeant de Michelin, se hisse à la première place cette année avec 4,5 millions d’euros perçus pour 2010. La raison ? Son salaire n’est constitué que d’une part variable, directement indexée sur les résultats du groupe. C’est ce que révèle le palmarès des rémunérations des patrons du Cac 40 établi par Les Echos.

Le dirigeant de Michelin détrône celui de Danone et prend la tête du palmarès 2011. Frank Riboud, à la tête de Danone, a lui empoché 4,4 millions d’euros l’an dernier et prend ainsi la deuxième place sur le podium. Il est suivi par le PDG de LVMH, Bernard Arnault, qui a gagné 3,9 millions d’euros de rémunération globale. Au total, les patrons du Cac 40 ont touché plus de 98,3 millions d’euros de rémunération. La moyenne des salaires des PDG du Cac 40 s’élève à 2,46 millions d’euros par dirigeant. Une hausse de 24% par rapport à 2009.

Le premier des trois gérants commandités de Michelin détient également le record de hausse de rémunération : son salaire s’est envolé de… 505%. Cette progression est directement liée à la hausse des résultats du groupe puisque Michel Rollier ne touche pas de rémunération fixe mais bien seulement un bonus fixé en fonction des résultats du géant des pneumatiques.

Cette particularité rend sa rémunération annuelle très volatile d’une année sur l’autre. Ainsi, lors du précédent palmarès, l’enveloppe de Michel Rollier s’affichait en repli de 303% par rapport à celle qu’il avait perçue en 2008. Il avait alors empoché 743.000 euros, ce qui constituait alors la plus faible des rémunérations de dirigeants au sein du Cac 40.

La place de fin de classement revient cette année au PDG de STMicroelectronics, Carlo Bozotti, avec 903.000 euros. Avant-dernier du palmarès 2011, le PDG de Renault affiche une rémunération globale de 1,2 million, stable par rapport à l’an dernier : Carlos Ghosn a en effet renoncé à sa rémunération variable suite au fiasco provoqué par la fausse affaire d’espionnage.

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