retranscription intégrale de l’intervention de Ségolène Royal à l’UPP du 8 mai 2011

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Chers amis,

Bien sûr depuis 1981, La France a changé, le monde a changé. Mais pas le sens des valeurs et des actions à conduire.

À nous d’en inventer et d’en faire vivre les formes adaptées au temps présent, et de trouver les nouveaux enjeux et les    nouveaux combats.

Dans un an, nous devons renouer avec la victoire de la gauche et de tous les républicains qui veulent que ça change.

Car jamais les inégalités n’ont à ce point disloqué le pays, mis en péril son avenir, et miné la confiance.

Le chômage de masse et de longue durée, antérieur à la crise et aggravé par elle, et aggravé par les politiques    gouvernementales, la précarisation généralisée. Aujourd’hui savez-vous que plus de 85 % des intentions d’embauche des entreprises concernent des contrats à durée déterminée, dont 60 %  des    intentions d’embauches, des contrats inférieurs à un mois ? La survie en dessous du seuil de pauvreté, tant de jeunes cherchant en vain à forcer la porte du marché du travail et tant    d’autres y renonçant, le surendettement des familles, les chiffres viennent d’être publiés, et qui touche de plus en plus de petits retraités. La difficulté de se loger, de payer son loyer, ses    charges, tout simplement de boucler les fins de mois, sont devenus une menace pour plus de deux Français sur trois.

(@Frédérick Moulin)

Alors de plus en plus de Français veulent vivre, et pas seulement survivre, c’est cela l’enjeu de 2012. (Applaudissements)

Jamais le partage de la valeur ajoutée n’a autant favorisé le capital au détriment des salaires, comme le prouve le rapport    du Sénat qui vient d’être publié. Ce n’est pas seulement des slogans que je vous énonce. Ce sont des preuves, des faits, dans tous les rapports qui viennent d’être publiés quelques soient les    organismes concernés. Oui jamais le partage de la valeur ajoutée n’a autant favorisé le capital au détriment des salaires.

Les écarts croissants entre les revenus du patrimoine et ceux du travail nous ramènent des décennies en arrière : les uns    s’enrichissent, les autres voient leur pouvoir d’achat stagner ou s’appauvrissent.

La France redevient une société profitable aux rentiers et dure à tous les autres. Et Charles Fiterman l’a dit excellemment    tout à l’heure.

Les patrons du CAC 40 ont gagné en moyenne l’an passé 200 fois le SMIC. Le total des rémunérations des dirigeants de ces    grandes entreprises, comme Total qui ne paye même pas d’impôts en France, a atteint une hausse de 25 % en moyenne, quand tant d’autres salariés, mais aussi de patrons de petites et moyennes    entreprises, d’artisans, de commerçants, de paysans, sont en grande difficulté. Le gouvernement soumet à l’impôt, tenez-vous bien, les indemnités des accidentés du travail, mais le Trésor Public    continue de faire de gros chèques aux plus fortunés sous l’effet cumulé de l’ISF et du bouclier fiscal et fait cela en toute impunité. Et pendant ce temps-là, les services publics, de l’Education    à la justice, de la police à la santé en passant par la Poste sont, eux, durement rationnés, et de moins en moins en mesure d’assumer leur mission.

(@Frédérick Moulin)

Et bien tout cela n’est pas fatal !

La France doit saisir toutes ses chances !

Nous pouvons résister aux crises et reconquérir notre pouvoir d’agir.

Les Français le veulent, ce changement.

Les Français l’attendent, ce changement.

Et chacun doit s’en emparer.

C’est notre force    citoyenne, je vous le dis aujourd’hui, qui forcera le destin,  qui sera capable de donner une vie meilleure à ceux qui souffrent, à ceux qui doutent, à ceux qui espèrent, qui    accompagnera aussi ceux qui réussissent pour que cette réussite profite au Pays.

(@Frédérick Moulin)

Et vous ici dans cette salle, vous en êtes, chacun, personnellement responsables.

Participez à cette force    citoyenne, parlez, argumentez, expliquez, fédérez.

Nous avons une responsabilité individuelle et collective vis-à-vis de la France.    (Applaudissements, acclamations)

Ne nous replions pas sur nous-mêmes, la tentation est  très forte. Et comment ne pas comprendre ceux qui sont

dans la    précarité, qui se replient sur eux-mêmes et qui n’ont même plus envie d’imaginer un destin collectif.

Alors c’est de votre responsabilité, vous qui êtes venus là pour écouter, vous qui êtes engagés, qui vous interrogez dans    cette salle, et au delà de cette salle. C’est à vous que je demande d’organiser et de mettre en mouvement cette force citoyenne car rien de sérieux ne peut se construire pour la France sans les Français et encore moins contre eux. On l’a vu. (Applaudissements, acclamations, « Bravo ! ») Oui, rien de sérieux ne peut se construire sans les Français, et encore moins contre eux. Et    la force citoyenne, c’est la continuité de la démocratie participative.

Et d’ailleurs on l’a bien vu. En 2007, on a été trompé par des promesses artificielles    et fallacieuses, inventées par des faiseurs d’effets d’annonces, qui aujourd’hui sont en train de nous ont inventer d’autres slogans. Certains vous les avez entendus, d’autres pas    encore, mais je vais vous les donner. (Rires)

(@Frédérick Moulin)

Le premier slogan : « C’est pas de ma faute, c’est  la faute à la crise    ». (Rires, huées) C’est vrai que la crise est là, mais où est le potentiel de développement économique des Français ? Où est la force    de transition dans un nouveau modèle de développement écologique et social? (Applaudissements nourris) Où est l’investissement dans la recherche et    dans l’enseignement supérieur? (Applaudissements, acclamations) Où est l’investissement dans la formation professionnelle ? Que font les banques    aujourd’hui alors que tant de petites et moyennes entreprises souffrent de ne pas avoir accès au crédit bancaire ?

Le deuxième slogan : « Heureusement que je suis là parce que sans moi, ça aurait été    bien  pire ». (Rires, huées) Celui-ci, on l’a déjà entendu. Tout le gouvernement est sorti lors du bilan des quatre ans de    Nicolas Sarkozy. Ils avaient tous le mot d’ordre. : «  Ce bilan est bon parce que sans lui ça aurait pu être pire ». Alors si les Français, cette fois, n’ont pas accès à    l’information, ou si les Français n’ont pas la force citoyenne que vous allez mettre    en mouvement pour leur expliquer que d’autres solutions sont possibles, alors oui, ce slogan peut peut-être entendu. J’en doute, parce que moi je crois à l’intelligence des Français.(Applaudissements, acclamations, « Bravo ! »)

Et le troisième slogan, ce sera à mon avis le slogan de la campagne présidentielle du    candidat de droite, c’est le suivant :

« Votez pour moi, je vais réparer mes erreurs. »

(Rires, huées, applaudissements)

(@Frédérick Moulin)

« Votez pour moi, je vais réparer mes erreurs. », eh bien savez vous que cette phrase,    vous voyez l’Histoire est un éternel recommencement, que cette phrase a été prononcée à propos de Valérie Giscard d’Estaing par François Mitterrand et il a fini par gagner    1981 ? (Huées, applaudissements, acclamations, puis scandé par la salle « Ségolène, présidente ! »)

Oui mes amis, je mets en garde les Français.

L’élection présidentielle, ce n’est pas un combat de gladiateurs ou de gladiateuses, dirait Yvette. (Rires) C’est d’abord, et plus que jamais, une volonté populaire qui se reconnaît dans des valeurs qu’elle contribue à forger.

Et je voudrais vous dire que partout où je vais, je rencontre des citoyens accablés de prendre autant de coups sur la tête,    et tantôt découragés, pour reprendre leur destin en main, tantôt impatients de pouvoir le faire. Eh bien c’est pour lutter contre le découragement et contre l’abstention, et pour soutenir    l’impatience des Français qui veulent que ça change, que je vous demande de vous mettre en mouvement partout dans la force citoyenne qui nous apportera le changement.

Je leur dis oui, à tous ces citoyens, nous pouvons le faire, tout cela, et 2012 nous permettra de changer d’époque en    apportant aux Français la sécurité globale, la garantie de l’égalité, la solidarité d’un ordre juste décidé ensemble. C’est comme cela que nous réussirons à surmonter les peurs et les    replis.

Voilà le sens de la présidence que je vous propose. (Acclamations, applaudissements,    puis scandé par la salle « Ségolène, présidente ! »)

C’est le sens, c’est la force, c’est la puissance, c’est la force citoyenne pour être imaginatif et audacieux et pour porter    des idées conformes à l’intérêt général. Redonnons au pays confiance dans ses talents et les savoir-faire.

(@Frédérick Moulin)

La Force Citoyenne pour que la    justice sociale et l’efficacité économique marchent ensemble.

La Force Citoyenne pour    défricher le gisement d’emplois durables, de pouvoir d’achat et de bien-être, qu’apportera la révolution écologique.

La Force Citoyenne pour mettre    en place une véritable politique industrielle, qui donnera un nouvel élan au désir d’entreprendre pour tous ceux qui veulent créer, et qui fera reculer les déficits et les dettes.

La Force Citoyenne pour aider    nos entreprises à anticiper, à innover, à accéder plus facilement au crédit par une banque publique d’investissement.

La Force Citoyenne pour    soutenir les formes coopératives de production, et de ce que l’on appelle les circuits courts qui permettent aux paysans de recevoir le juste prix (Applaudissements, acclamations) de leur travail, sans qu’il soit confisqué par les circuits de distribution.

La Force Citoyenne pour ne pas    accepter que la santé et que l’hôpital public soient sournoisement privatisés pour rapporter de l’argent aux assurances privées (Applaudissements, acclamations) par une privatisation rampante qui remet en cause le droit d’accès égal aux soins et les conditions de travail des personnels    soignants.

La Force Citoyenne pour    défendre, en l’améliorant, notre système de protection sociale que convoitent les assurances privées, qu’ils s’agissent de la retraite ou de la dépendance. Regardez donc le nom des personnes qui    possèdent ces fonds de pensions et ces assurances privées. (Applaudissements, acclamations, « Bravo ! »)

La Force Citoyenne pour penser    un nouvel équilibre des temps de la vie familiale, de la vie professionnelle. Des temps de formation et de repos, des temps de culture et de loisirs.

La Force Citoyenne pour    remettre l’école au cœur de la République (Applaudissements, acclamations) car là doit être le premier    investissement de la nation et la plus exigeante de ses obligations de résultat pour l’égalité des chances et pour la lutte implacable contre toutes les formes de violence scolaire.

La Force Citoyenne pour    remettre d’aplomb le fonctionnement de nos institutions, d’en bannir la confusion des rôles et des genres, et de veiller à l’équilibre des droits et des devoirs de chacun.

Oh, je pourrais allonger la liste, tant il y aura de choses à faire.

Mais mon propos ici n’est pas de dresser un catalogue. C’est de donner un sens profond à la citoyenneté politique. Les    propositions concrètes je les fais, vous le savez, à chaque réunion de travail, sur le terrain, et à chacune de nos Universités Populaires.

(@Frédérick Moulin)

Mais je voudrais quand même dire un mot aux jeunes, à tous les jeunes, à leur éducation, à leur emploi. J’ai proposé dans le    projet des socialistes que nous en fassions une grande cause nationale, comme j’en ai fait une grande cause régionale, pour que chaque jeune ait une bonne raison de se lever le matin et de faire    un effort. Mais je veux vous dire aussi à vous les jeunes, sans démagogie, la responsabilité qui est la vôtre. Je veux que vous soyez respectés et accompagnés, dans l’éducation et vers l’emploi.    Je veux que cesse toute forme de discrimination, et que la République considère à égalité tous ses enfants, d’où qu’ils viennent.

Mais vous aussi les jeunes, vous avez une responsabilité à prendre, et je ne tiens pas de discours larmoyant ou condescendant    à l’égard de la jeunesse. Je vous demande de prendre vos responsabilités, et de vous comporter avec respect dans la société qui, demain, vous tendra la main, car il n’y a pas de droit sans    devoir. Je ne veux pas vous plaindre (Applaudissements), mais vous motiver, vous dire que pour réussir    vous devez travailler, et travailler dur, et d’abord à l’école. Faites-le, dites-le à vos frères et sœurs, on n’a rien sans effort, (Applaudissements) vous le savez parfaitement. Je veux vous dire surtout que ce travail et cette réussite ne sont pas seulement importants pour vous et pour    votre avenir, c’est déjà considérable. Mais je veux vous dire que ce que vous ferez de votre éducation compte dans l’avenir de notre pays. Oui l’avenir de la France dépend en partie de    vous.

Tout le travail et les talents de la France métissée doivent nous faire avancer. (Applaudissements, acclamations)

(@Frédérick Moulin)

Et vous toutes et tous, jeunes Français qui habitez dans les quartiers populaires, pour lesquels on attend toujours le plan    Marshall, annoncé, là aussi, à grand renfort d’annonces. Vous tous, dont les parents, les grands-parents et mêmes les arrière-grands-parents sont nés ailleurs, mais qui sont venus aider à la    libération de la France puis à son développement économique, ne vous sentez pas exclus par notre drapeau à trois couleurs. Ce drapeau, c’est aussi le vôtre. (Applaudissements, acclamations) Soyez-en fiers et soyez-en dignes. Je sais qu’en apprenant qu’ici j’allais reprendre à l’extrême droite le drapeau français,    certains dans les quartiers ont été inquiets, ils me l’ont dit, ils m’ont écrit, ils ont communiqué avec moi sur internet. Eh bien je vous le dis très clairement, soyez fiers et soyez dignes de    ce drapeau tricolore car c’est aussi le vôtre, et la France a besoin de vous, comme elle a besoin de tous ses talents, et de toutes ses intelligences. (Applaudissements, acclamations, puis scandé par la salle « Ségolène, présidente ! »)

Et c’est pourquoi, je le dis ici fermement, la fierté du drapeau français et de l’hymne national chanté et hissé devant des    millions de spectateurs lorsque nos équipes gagnent, ne peut absolument pas tolérer des quotas de couleurs dans les centres de formation. (Applaudissements, acclamations)

Et puis vous le savez, les discriminations ne vont pas disparaître du jour au lendemain. Ce n’est pas vrai. Eh bien, au    risque de vous surprendre, là non plus, je ne veux pas vous plaindre pour ne pas vous enfermer dans un statut de victime. Et je vais vous surprendre plus encore. Saisissez cet obstacle des    discriminations, regardez-le en face, et franchissez-le. On ne veut pas vous embaucher à cause de votre nom, de votre adresse ou de la couleur de votre peau ? Et bien regroupez-vous, et créez    vous-mêmes votre activité et votre petite entreprise. Ce ne sont pas les idées qui manquent. (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations)

(@Frédérick Moulin)

Partout où je suis passée dans les quartiers populaires et dans ma région, j’en ai eu la preuve de ces énergies, de ces    talents, de cette volonté d’avancer et bien sûr souvent, c’est la confiance qui n’est pas là, c’est la banque qui n’est pas au rendez-vous, c’est le crédit qui manque, c’est le coup de pouce    initial. Eh bien nous créerons dans tous les quartiers populaires, que ce soit dans les villes ou dans le milieu rural où il y a aussi beaucoup de potentiel et beaucoup de pauvreté, et beaucoup    de discrimination à l’égard des jeunes, dans le milieu rural. Nous créerons partout des Bourses Désirs d’Entreprendre pour que ceux qui subissent cette discrimination et qui veulent aller de    l’avant puissent le faire. (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations)

L’autre jour, j’étais je crois dans un quartier de Nanterre et où j’ai rencontré des jeunes qui s’acharnaient à créer leur    entreprise, qui avaient toutes ces difficultés, et qui me disaient « mais avec la couleur de notre peau, de toutes façons on trouve pas de clients ».    Eh bien il faudra que cela change, parce que c’est votre volonté de créer et de préparer le tissu économique de demain. Partout sur ces territoires oubliés de la République, c’est ce qui fera la    reprise économique de la France, vous verrez, vous me dites que vous n’en êtes pas capables. Moi je vous dis que vous en êtes capables, je vous aiderai à le faire et vous le ferez !

    (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations, puis scandé par la salle : « Ségolène, présidente ! »)

Oui, ne vous plaignez plus, agissez et combattez. Rejoignez la force citoyenne, et d’ailleurs n’oubliez jamais que d’autres discriminations frappent, aliènent, humilient. On en parle moins souvent, je    voudrais quand même en dire un mot. On les appelle les minorités invisibles, figurez-vous. Les personnes d’abord en situation de handicap qui viennent de dénoncer par la voix de l’Association…    (Début d’applaudissements) écoutez cela ! Qui viennent de dénoncer par la voix de l’Association des paralysés de France, d’habitude très    modérée, qui viennent de dénoncer la faillite de la politique actuelle et la cruauté de la dégradation de leur condition. Eh bien, je redonnerai, je donnerai aux personnes en situation de    handicap la place et la visibilité dans la société française auxquelles ils ont droit. (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations)

(@Frédérick Moulin)

Autres minorités invisibles : les femmes seules, mères de famille, qui sont comme vient de le montrer l’incroyable enquête    sociologique des mères seules, mères de familles qui travaillent,  et qui sont au travail, à cause de leur fragilité, les proies du harcèlement moral et sexuel sur le lieux du    travail. Tout cela aussi sera dit et les combats seront menés.

Je voudrais vous parler aussi des travailleurs, et surtout des travailleuses âgées, dont on ne parle jamais, que l’on pousse    vers la sortie et qui partent en rasant les murs parce qu’elles ne correspondent plus à la norme. (Applaudissements) Les personnes âgées parce    qu’elle ne vont pas assez vite. Les personnes âgées qui s’étaient vues promettre, souvenez-vous, en 2007, 25% de hausse des retraites, et qui se retrouvent aujourd’hui, majoritairement des    femmes, dans le dénuement le plus complet, et dans l’insécurité la plus globale parce que tous les services publiques reculent, et en particulier parce que l’accès à l’égalité de la santé    s’effondre.

Et enfin, mais il y en aurait d’autres, des minorités invisibles, mais je vous en parlerai la prochaine fois, les enfants qui    échouent à l’école, très tôt, qui n’ont pas eu la chance d’être encadré par une autorité parentale structurante, qui sont traités de bons à rien, ce qui les rend prêts à tout et à n’importe quoi.    À tous ceux-là, qui ne sont plus ni écoutés, ni entendus par personne, qui se demandent si la République française à encore un sens, s’ils vont trouver une main à laquelle se raccrocher, à tous    ceux-là je dis que la République française fera son devoir d’intégration pour que chacun fasse le sien. (Applaudissements) Et qu’en contrepartie de    chaque soutien, c’est un effort qui sera demandé à l’effort collectif, pour que chacun puisse assumer ses responsabilités à égal de droits et de devoirs. Voilà la réalité, voilà la France.    (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations)

Chers Amis,

Nous allons dans quelques secondes nous séparer, mais n’oubliez pas la mission que je vous ai confiée, car il y a beaucoup à    réparer, beaucoup à inventer, beaucoup à transformer. La tâche est exaltante lorsque l’on a comme vous, puisque vous êtes là, l’amour de son pays, et qu’on ne consent ni à son abaissement, ni à    ses déchirements.

Soyons prêts à relever la France dans la fidélité aux valeurs de la République. D’autres l’ont fait, dans des circonstances    infiniment plus difficiles.

(@Frédérick Moulin)

Ces valeurs auxquelles nous sommes attachés ne furent jamais affaire de routine, mais toujours de vigilance, car comme le    disait François Mitterrand, c’est à lui que reviennent les dernières phrases que je voudrais partager avec vous. Comme le disait François Mitterrand :

« Il n’est de révolution pour la justice que permanente ». Mais comme, il ne manquait pas d’humour, je veux aussi, avant que vous ne repartiez, vous livrer ces deux    phrases que j’aime beaucoup. D’abord l’une, très sérieuse, qui est dans la continuité de ce que je viens de dire : «    C’est dans les moments les plus difficiles, que l’on doit faire preuve de la plus grande force morale », souvenons-nous en.

Et il disait aussi ceci :    « En bon Charentais, je mets longtemps à me décider, mais quand je me décide alors je vais    vite. ». Et il disait ceci : « Nous sommes au début d’une bataille, et comme en    sport, seul le résultat final compte. » (Tonnerre d’applaudissements et d’acclamations)

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