Et si la jeune femme était bien la victime?

Piroska Nagy afirme que DSK a bien abusé de sa position !Mais quelle indécence à entendre tous ces gens prendre fait et cause pour un homme dont la présomption de culpabilité vient d’être établie par la justice américaine ! Dans leur bouche, pas un mot pour la victime, cette femme noire de 33 ans !  Que n’aurait-on pas entendu dans notre pays, si cet homme ne s’appelait pas Dominique Strauss-Kahn ! Je pense à tous ces dirigeants socialistes qui, depuis dimanche soir, sont venus parader à la radio et à la télévision, oubliant de parler de la victime potentielle dans cette affaire sordide. Ils se sont ridiculisés. Ils se sont, une fois de plus,discrédités. La palme revient sans doute à Jean-Christophe Cambadelis qui nous a parlé hier de “feu nucléaire“. Allégorie de la puissance. Allégorie du couillu.

Aurélie Filippetti en 2008, Tristane Banon en 2007 et aussi Piroska Nagy, l’économiste hongroise du FMI, en 2009 qui révélait : “M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi. Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. […] J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais. Je crains que cet homme n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes.” Voilà toute la réalité de ce personnage qui, heureusement pour la gauche, ne pourra plus être son représentant en 2012 !

Et la présomption de victime ?

Heureusement, à gauche, nous avons entendu des voix dissonantes : Caroline Fourest sur France Culture et  Clémentine Autain dans son blog qui, dès hier, ont eu, elles, une pensée pour la femme de chambre. Le seul homme à avoir réagi de manière intelligente à cette sinistre affaire est, sans aucun doute, Jean-Luc Mélenchon qui nous a rappelé toute la réelle complication à être misérable face à un puissant :

Mais aussi parce que dans le cas contraire il y a une victime, il faut le rappeler. Je suis un peu surpris de voir que personne n’a l’air de se préoccuper de la femme de chambre de l’hôtel. Affabulatrice ? Peut-être ! Mais si c’est une victime, alors qui la plaint ? Nos paroles ne doivent-elles pas inclure le respect qui lui serait dû ? Personne n’a l’air d’y songer pour l’heure. Je suis étonné de constater que pas un commentaire de femme politique n’envisage cet aspect du drame, c’est-à-dire cette personne là. Une femme de chambre, c’est moins intéressant ?  Comme si tout était dans le commentaire de la scène. La politique spectacle éteindrait-elle tout sentiment humain ?

Et bravo la Méluche, Clémentine et Caroline.

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