Le parti de la réforme révolutionnaire

Nous sommes dans un contexte particulier de l’évolution du monde. La crise du politique, d’Athènes à Barcelone, sans oublier Sanaa ou Tunis apparait au grand jour. Face aux mécontentements différents selon les peuples concernés, les dirigeants paraissent incapables de faire face. Une sorte de fatalité devant la complexification et le caractère inopérant des solutions traditionnelles.

Au même moment, des échéances importantes attendent le peuple français en 2012. En effet, il nous faudra choisir, au-delà de la personne à la tête de notre pays, les conditions d’une transformation en profondeur des modes de fonctionnement de notre démocratie. Cette exigence est la même que celle exprimée par les jeunes espagnols, rejoints par leurs parents et grands-parents, depuis quelques jours. Certainement, le gouvernement ami de Jose Luis Zapatero va en subir les conséquences à travers les élections municipales pour ne pas avoir anticipé cette demande récurrente de la société civile : « nous souhaitons être gouvernés autrement ».

Sinon, comment comprendre la volonté du gouvernement français d’installer des « radars pédagogiques » autrement que par l’absence de dialogue. Nous pouvons en dire de même s’agissant de la réforme des retraites ou de celle avortée du contrat première embauche (CPE).

Il en était de même quand la gauche au pouvoir cherchait à réformer l’enseignement privé à travers la loi Savary de 1984. De plus avec pour conséquences, à chaque fois, d’opposer les citoyens entre eux et de ne pas réunir toutes les conditions de succès

Autrement dit, pour mener à bien les réformes indispensables à notre pays, il nous faudra changer radicalement de méthode avec une prise en compte de la participation effective de nos concitoyens aux décisions qui les concernent. Précisément, savoir comment tenir compte des demandes de la société civile.

Pourtant, nous disposons des moyens constitutionnels pour un tel fonctionnement : le Conseil économique , social et environnemental(CESV) qui « a pour mission d’apporter, en amont d’une décision publique qui ne lui appartient pas et ne doit pas lui appartenir, un éclairage nourri par l’expérience du terrain des praticiens de l’économie, du social, de la vie associative…Le CESV est cette assemblée du premier mot qui transmet à l’élu, seul en charge d’exprimer le « dernier mot » de la décision publique, la voix de la quotidienneté, l’écho de la réalité économique et sociale vécue par ses acteurs »(1).

Cet idéal démocratique de la participation du citoyen appelle certaine autres conditions : quelle représentativité du monde associatif, des syndicats, des experts… par rapport à la demande sociale ? Quels moyens disposent les citoyens pour la compréhension de la complexité du monde en termes d’informations, de formation ? Comment concilier intérêt général et la participation individuelle ?

C’est à l’aune de ces questions et des réponses que nous apporterons qu’il nous sera possible d’aller au devant de nos concitoyens pour un diagnostic partagé de la situation de notre pays et un choix de la société que nous voulons pour 2012.

C’est dire que tout reste à faire pour les socialistes qui ont choisi une autre méthode que celle de la démocratie participative pour élaborer leur projet. Même adopté à plus de 95%, il présente une double limite : le taux faible de participation des militants socialistes et la nécessité de le « vendre » à nos concitoyens (théorie du marché politique). Que de temps perdu depuis Reims.

 

Sauf pour Ségolène Royal qui à travers les universités participatives et les rencontres de terrain cherche cette proximité avec la réalité de la vie de nos concitoyens tout en leur donnant les moyens indispensables pour comprendre l’évolution de la France, de l’Europe ou monde. A chaque fois, elle nous invite à la nécessaire articulation du local et du global (http://www.segoleneroyal-meag.com/article-intervention-de-segolene-royal-a-la-convention-nationale-du-ps-la-nouvelle-donne-internationale-et-europeenne-samedi-dernier-vi-58647846.html), à la prise de responsabilité citoyenne, à notre capacité d’indignation, à la recherche de solutions individuelles ou collectives…à la participation à la vie de la cité.

Consciente que la participation des citoyens n’est effective que lorsque le savoir est accessible quant aux problèmes à régler, aux solutions de rechange, aux risques, sans oublier les mécanismes de prises de décision, Ségolène Royal cherche à combler ce gap qui pourrait exister entre le citoyen et le politique.

Cette morale de l’action qui dicte son parcours politique permet non seulement d’évaluer à tout instant les réformes et actions menées mais de créer les conditions de transformation notre pays sans heurts, ni conflits insurmontables.

Ce parti pris de la réforme révolutionnaire, dans le sens où l’intérêt général est rediscuté pour éviter toute situation de rente quelle qu’elle soit, va de paire avec des réformes comme le non cumul des mandats, une meilleure articulation entre le législatif et l’exécutif et un approfondissement de la décentralisation des modes de prises de décision.

Avec Ségolène Royal, relevons le défi d’une respiration démocratique au service de notre pays. Une meilleure articulation entre la démocratie représentative, la démocratie sociale dans les entreprises et d’une plus grande participation des citoyens à la vie de la cité est indispensable à la situation heurtée de la France.

Avec la force citoyenne remettons la devise républicaine à l’endroit.

Abdoulaye Mbengue

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