Polémique autour d’un double plan d’aide au Portugal

Le premier ministre sortant José Socrates a confirmé l'existence de deux versions du plan d'aide au Portugal.
Le premier ministre sortant José Socrates a confirmé l’existence de deux versions du plan d’aide au Portugal.Crédits photo : © Rafael Marchante / Reuters/Reuters

28/05/2011 | Mise à jour : 14:32 Hayat Gazzane

Le plan signé par le gouvernement sortant à Bruxelles le 17 mai dernier serait différent de celui issu des négociations avec la troïka (UE, FMI, BCE). La polémique enfle à une semaine des élections législatives.

Quel est le réel plan d’aide au Portugal ? Depuis vendredi, la question est sur toutes les lèvres dans le pays. Les doutes ont été lancés par la troisième chaîne de télévision du pays, la Sic, qui a évoqué l’existence de deux versions différentes du plan signé par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) avec le gouvernement socialiste démissionnaire.

Ainsi, une première version du document, signée le 3 mai par le gouvernement socialiste à l’issue des négociations avec la troïka (UE, FMI, BCE), a été soumise pour approbation aux deux principaux partis d’opposition, le PSD (centre droit) et le CDS (droite). Mais c’est bien une autre version du texte, comprenant notamment des changements de calendrier, qui a finalement été signée officiellement par le gouvernement le 17 mai à Bruxelles, lors d’une réunion des ministres européens des Finances.

Un surprise pour l’opposition

Cette révélation a provoqué une polémique dans le pays, obligeant le ministère des Finances à s’expliquer. Dans une note adressée aux journalistes, il confirme l’existence d’ «ajustements ponctuels» entre «la version préliminaire du mémorandum d’accord» élaborée à Lisbonne et «la version finale signée par le ministère des Finances, par le gouverneur de la Banque du Portugal et la Commission européenne le 17 mai».

De même, le premier ministre démissionnaire José Socrates a affirmé que les partis avaient signé «deux documents», l’un avec la Commission européenne, l’autre avec le FMI, et que la version finale du texte ne faisait que les «rendre compatibles». Mais de son côté, le président du PSD, Pedro Passos Coelho, affirme «ne pas avoir été informé de ces différences» qui, selon lui, «ne sont pas seulement de petits ajustements».

Pour le socialiste José Socrates, ce cafouillage tombe au plus mauvais moment. Le premier ministre, qui avait démissionné en mars suite au rejet par le parlement de son programme d’austérité, est en effet candidat à sa propre succession pour les élections législatives anticipées du 5 juin prochain. Ce samedi, des enquêtes réalisées pour le quotidien Publico et l’hebdomadaire Expresso montrent que le PSD recueille entre 33,9 et 35,8% des intentions de vote, devançant le Parti socialiste, crédité de 32,3 à 34,1 % des voix. Le CDS (droite) se maintient en troisième position avec 11,3 à 13,4% des intentions de vote.

(avec Agences)

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