La baisse du pétrole répercutée en partie seulement à la pompe

Une station essence (Photo Patrick Hertzog/AFP/Archive’s)

Lundi30 mai 2011, 10h57
La baisse des cours du pétrole brut n’a été répercutée sur les prix à la pompe que dans une « proportion de 50% à 70% suivant les réseaux » pour le gazole et « pas ou peu pour le super 95 », selon un rapport officiel mis en ligne par le quotidien Le Parisien.

« Le potentiel de baisse » des prix à la pompe était, « entre le 2 mai et le 15 mai, de 0,06 euros le litre pour le gazole et de 0,04 euros le litre » pour le super sans plomb 95, relève la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans ce document.

« Il n’a été répercuté que « dans la proportion de 50 à 70% suivant les réseaux » pour le gazole et « pas ou peu » pour le super sans plomb 95, ajoute cette direction du ministère de l’Economie.

Mme Lagarde avait évoqué ce rapport dimanche pour déclarer que le gouvernement pourrait imposer aux pétroliers de réduire le prix des carburants à la pompe.

La baisse des prix du brut entre le 2 et le 15 mai a « été absorbée pour un peu moins de la moitié » par le repli de l’euro face au dollar sur cette période, rappelle le rapport.

Le document observe que « les contraintes techniques ou les stratégies commerciales », des différents canaux de distribution, « peuvent conduire à une modulation plus ou moins importante des répercussions à la pompe ».

Il souligne que « les répercussions à la pompe des évolutions des prix du baril » dépendent aussi « de l’évolution de l’offre et de la demande sur le marché européen du raffinage ».

Concernant le super sans plomb, « dont les marges sont déjà basses », l’absence de répercussion « est susceptible de s’expliquer par le souci des distributeurs de tenir compte des niveaux records de prix » pour leur approvisionnement, ajoute-t-il.

Le document souligne au contraire que le prix à la pompe du gazole, carburant le « plus utilisé en France avec 56,2% du parc automobile particulier et commercial (…), demeure toujours en deçà des niveaux records atteints en juillet 2008 ».

 

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