Fukushima : la radioactivité frappe les fonds marins sur plus de 300 km

Le 30 mai 2011 par Barbara Leblanc

 
Centrale nucléaire de Fukushima - Tepco

© D. R.

La radioactivité issue de la centrale de Fukushima n’en finit pas de s’étendre. Selon les informations du ministre des Sciences, des niveaux de radioactivité plusieurs centaines de fois supérieurs à la normale ont été relevés sur une bande de 300 km de fonds marins au large de la centrale touchée par le séisme du 11 mars.

« Une contamination du lit de la mer avec de l’iode 131 et du césium 137 a été relevée en douze points, situés de 15 à 50 kilomètres du bord de mer entre les 9 et 14 mai », assure le ministre. Il met en garde contre une possible contamination de la faune marine. Selon Greenpeace, « il y a de sérieuses raisons de craindre des risques à long terme pour l’environnement et la population en raison de l’eau de mer contaminée ».

Deux salariés du groupe Tepco ont aussi été contaminés. Des niveaux élevés d’iode radioactif ont été détectés dans leur glande thyroïde. Travaillant sur le site, ils auraient été exposés à des radiations supérieures à la limite de 250 millisieverts par an, fixée par les autorités pour la durée de la crise.

Parmi les autres révélations du week-end, les autorités ont fait savoir que la plupart des systèmes de mesure de la radioactivité installés à côté de la centrale de Fukushima ont cessé de fonctionner juste après le séisme. 22 des 23 appareils ont arrêté de transmettre les données sur les radiations. Certains d’entre eux ont été détruits, mais les autres ont souffert des perturbations dans le fonctionnement des lignes de communication et dans le réseau d’alimentation électrique.

Nouvel incident sur un réacteur

L’accident de la centrale japonaise de Fukushima a entraîné le déversement dans l’océan de milliers de litres d’eau radioactive. Sur le site, les incidents continuent de se multiplier.

Le 29 mai, la pompe à eau de l’un des réacteurs est tombée en panne, contraignant Tepco à remettre en marche le système de refroidissement. La panne a affecté la pompe à eau utilisée pour refroidir le réacteur numéro 5 et l’eau de la piscine où est immergé le combustible nucléaire irradié. Selon l’exploitant, « la température de l’eau dans le réacteur, de 68 degrés C° lorsque la panne a été détectée, est montée jusqu’à 93,7 degrés avant l’activation de la nouvelle pompe ». Les travaux pour la remplacer ont duré quatre heures et demi.

Cette opération intervient une semaine après l’annonce par l’exploitant que les réacteurs 1,2 et 3 ont connu un processus de fusion.

Publicités
Cet article a été publié dans écologie, énergie, techno-science. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s