Ségolène Royal : faire de la France la première puissance écologique.

Dans une interview au journal France Soir paru ce mercredi 1er juin, Ségolène Royal réagit à la décision d’Angela Merkel de sortir du nucléaire     d’ici à 2022 en Allemagne.

 C’est une décision « audacieuse » pour la socialiste « car elle décide de s’engager dans une voie qui n’était pas son choix de départ. Elle tient parole car elle a réuni un comité d’éthique après la catastrophe de Fukushima, et s’était engagée à tenir compte de son avis. »

 

 Ségolène Royal constate l’opposition entre le volontarisme de l’Allemagne et l’immobilisme du pouvoir en France sur une question essentielle pour la socialiste « en devenant le premier grand pays à investir à fond dans les énergies renouvelables, l’Allemagne anticipe l’avenir. » La candidate socialiste poursuit : « C’est rageant parce que c’est la France qui aurait pu devenir la puissance verte. Nous avons la maîtrise de ces technologies : les éoliennes et l’énergie solaire ont été inventées en France. J’avais plaidé, en 2007, pour que nous devenions la première puissance écologique. »

 

 C’est en effet un des thèmes de bataille de la candidate socialiste qui a d’abord dû l’imposer dans son propre camp. Considéré comme le thème des écologiques, le PS contestait en 2006 l’idée d’en faire un thème de campagne. Ce n’était pas celui des socialistes qui devaient rester sur la question sociale. Ségolène Royal s’est lancée dans une bataille pour convaincre les socialistes de l’importance de cette question en expliquant les trois dimensions de cette politique :

Sa dimension sociale : la mutation ne doit pas se faire contre les plus défavorisés. Elle s’était ainsi opposée à la taxe carbone qui aurait pénalisé les Français obligés d’utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail, un coût supplémentaire alors que les salaires sont trop bas.

Sa dimension  économique : c’est un atout essentiel pour l’avenir afin d’anticiper la mutation qui s’imposera de toute façon avec l’utilisation de nouvelles énergies. La révolution verte impose un soutien fort à la recherche et permettra de créer de nouveaux emplois.

Sa dimension environnementale : la protection de la planète est aujourd’hui une préoccupation internationale, nos sociétés industrielles ont un devoir de penser aux générations prochaines.

 

Ségolène Royal battue en 2007 par Nicolas Sarkozy constate avec « rage » l’absence de toute politique depuis cinq ans en ce domaine. Or, après cinq ans d’immobilisme, la France a pris du retard et c’est l’Allemagne qui a pris une avance.

En 2012, il faudra une présidence qui prenne ce sujet à bras le corps pour faire en effet de la France une puissance écologique pas dans les mots, pas dans des conférences, mais dans une politique par la preuve.

 

Philippe Allard dans MEAG

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