i>TELE – Royal (1/2): « Puisque François Hollande était en tête et a rassemblé les idées, puisque le combat contre la droite sera dur, je veux que notre candidat gagne force et avance dimanche »

 

 

TEXTE/VIDEOS – Ségolène Royal était hier soir à 19h l’invitée    d’Elysée 2012 sur i>TELE, émission animée par Léa Salamé et Marc    Fauvelle.

En 3 jours, la candidate du premier tour des primaires citoyennes a jeté toutes ses forces dans la bataille pour    contribuer à une large victoire de François Hollande, et donc, avec l’effet d’entraînement de ce scrutin d’un nouveau genre en France, à une large victoire de la gauche contre Nicolas Sarkozy et    Marine Le Pen, à une large victoire de la gauche contre les droites, sur la base d’un socle d’idées renouvelé, le candidat en tête du premier tour des primaires ayant fait le rassemblement des    personnalités et celui des idées.

Dernière idée chère à Ségolène Royal intégrée l’après-midi même : François    Hollande s’est engagé à faire voter une loi sur les licenciements boursiers alors qu’il visitait l’usine Goodyear d’Amiens, où Arnaud Montebourg s’était déjà rendu.

Dans cette première partie de l’émission, interrogée sur « l’actualité au PS aujourd’hui » selon Marc Fauvelle, le ralliement à titre personnel    d’Arnaud Montebourg à François Hollande, fait sur la base « des capacités à rassembler » du candidat du second tour, Ségolène Royal a remarqué : « L’argument que l’on vient d’entendre était valable déjà dimanche    soir. […] [François Hollande] rassemble non seulement les candidats de la primaire, il devra rassembler les socialistes, mais si j’ai fait ce choix    aussi c’est parce qu’il rassemble des idées ».

Questionnée sur les petites phrases de Martine Aubry envers François Hollande, que Laurent Joffrin dans    Le Nouvel Observateur qualifie de « tactique de terre brûlée »« ce comportement est parfaitement    irresponsable », écrit le journaliste – Ségolène Royal a rappelé ses liens avec les deux candidats et les perspectives : « Moi je    m’entends bien avec les 2 candidats, avec les entourages, il va falloir se rassembler au lendemain » du scrutin ; puis a appelé au calme, les entourages notamment, épinglant les    répliques déplacées de certaines personnes de l’entourage de François Hollande, comme l’inénarrable Vincent Peillon sur BFMTV face à Ruth Elkrief, qui s’est expliqué/autojustifié a posteriori ici :

Ségolène Royal a souligné la nécessité du rassemblement dès lundi, et le risque double d’exploitation par la droite    de cette guerre des petites phrases« il ne faut pas donner de    prise à la droite »« soit parce que notre candidat n’est pas suffisamment en avant, et qu’il y a encore des    contestations au niveau des résultats », ou deuxième risque, « que les primaires soient décrédibilisées, parce qu’on nous dira :    attendez, tout ça pour cela, pour en finir dans un pugilat de fin de campagne ? Moi je ne veux pas que les primaires soient décrédibilisés. ».

Comment éviter ces risques ?

« Revenez au second tour pour mettre François Hollande très en avance, puisqu’il est sorti en tête du    premier tour, qu’il vient de faire le rassemblement de tous les autres candidats aux primaires, ça c’est un gage de rassemblement pour rassembler les Français demain. Donc venez nous donner la    force de battre la droite et de redresser le pays. »

Et Ségolène Royal d’insister sur l’absolue nécessité du rassemblement pour redresser la France et rendre aux    Français qui n’en peuvent plus de cette longue nuit du Fouquet’s ce qu’on leur a pris : la justice, les valeurs humaines, l’éducation, l’espérance et l’espoir.

À un Daniel Cohn-Bendit donneur de leçon sur les primaires citoyennes, Ségolène Royal a répondu par la nécessité de la    proximité avec le peuple Français, de solutions concrètes, précises.

« Nous sommes dans un contexte qui appelle des réponses précises, et ce que j’observe, c’est que sur    chacun de ces problèmes concrets, c’est François Hollande qui a recadré ces problèmes concrets dans une vision globale de la société. Il l’a fait sur l’éducation, il l’a fait sur l’avenir des    jeunes, il l’a fait sur la réforme fiscale, il l’a fait sur les enjeux économiques. À chaque fois qu’il y a une réponse concrète à une question précise, il a recadré cette précision dans une    vision globale du problème qui était posé. »

Enfin, quand on lui a demandé si la décision avait été difficile à prendre, Ségolène Royal a répondu :

« Oui, bien sûr. […] Mais on est là    pour servir les Français et pour ne pas penser à soi-même, voilà. C’est ce qui fait la grandeur de l’engagement politique, la hauteur de vue qui est nécessaire. Moi j’ai toujours mis mon action politique au service de l’intérêt général, au service des plus vulnérables, au    service aussi des plus créatifs, je veux à la fois une France qui protège et une France qui avance, et je respecte profondément le scrutin démocratique.

Et à partir du moment où François Hollande était en tête de ce scrutin, à partir du moment où il a rassemblé    les idées, je l’ai redit, à partir du moment où le combat contre la droite sera un combat extrêmement dur, je veux que notre candidat, au-delà de tout ce qui s’est passé, je veux que notre    candidat gagne et cette force et cette avance dimanche prochain. »

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal invitée d’Élysée 2012 par segolene-royal

Première partie du début à 12 minutes 47    secondes

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Léa    Salamé : elle a appelé à voter pour lui par simple communiqué, par simple    communiqué il a salué son « élégance », ceux qui espéraient une guerre des ex au PS en seront pour leurs    frais.

On se dit qu’elle s’en souviendra longtemps de ce dimanche 9 octobre, son 21 avril à elle, passer de ses 17 millions    d’électeurs à ses même pas 7%, la chute a été rude, accueillie par des larmes qui ont fait le tour des écrans. Mais ainsi va la vie politique, brutale, injuste, ainsi va le parcours saccadé,    accidenté de notre invitée, même si, Ségolène, elle rebondit toujours, et c’est Martine Aubry qui le dit.

La fin de l’histoire n’est donc pas encore pour aujourd’hui. Ségolène Royal est notre invitée. Bonsoir à vous, merci d’être    avec nous ce soir dans Elysée 2012 !

Marc    Fauvelle : bonsoir Ségolène Royal. On a énormément de questions à vous poser. D’abord merci d’avoir accepté notre    invitation.

On voudrait connaître votre état d’esprit aujourd’hui sur la gauche, mais d’abord, vous le savez, l’actualité au PS    aujourd’hui c’est ce ralliement d’Arnaud Montebourg à François Hollande, c’était il y a quelques minutes, on a vu les images en direct sur i>TELE,    on vous propose de les découvrir ensemble, François Hollande et Arnaud Montebourg côte à côte à Ris-Orangis, on va écouter ce que dit Arnaud Montebourg pour expliquer ce ralliement.

 

 

Arnaud Montebourg : « Maintenant, il faut se rassembler et donc comme on ne peut que,    finalement, choisir en fonction, non pas de personnalités parce que ce n’est pas de la politique, on ne choisit qu’en fonction des capacités à rassembler, et celui qui est en tête, c’est François    Hollande. Si Martine Aubry avait été en tête, et François Hollande derrière, j’aurais choisi Martine Aubry.

Moi j’ai fait le choix de la victoire, du rassemblement autour de celui qui a le    plus d’avance. C’est un choix raisonnable, et je crois que nous en avons besoin dans la période actuelle pour l’emporter. »

-oOo-

Marc    Fauvelle : voilà. C’est un choix personnel puisqu’il n’appelle pas ses électeurs à voter François Hollande dimanche. On a connu soutien plus    enthousiaste ?

 

« Ecoutez, regardons le verre à moitié plein »

Ségolène Royal : écoutez, regardons le verre à moitié plein. Ce que j’observe, c’est en effet cette thématique du    rassemblement, qui d’ailleurs existait déjà dès dimanche soir puisque François Hollande était déjà en tête dimanche soir, donc l’argument que l’on vient d’entendre était valable déjà dimanche    soir. Et c’est important, en effet, ce rassemblement, puisque je crois que le choc de la campagne présidentielle contre Monsieur Sarkozy sera assez rude. Il faut à la fois rassembler des    personnalités, mais aussi rassembler des idées, et le candidat François Hollande fait les deux, il rassemble non seulement les candidats de la primaire, il devra rassembler les socialistes, mais    si j’ai fait ce choix aussi c’est parce qu’il rassemble des idées.

 

« Il faut à la fois rassembler des personnalités, mais aussi rassembler des idées, et le candidat François    Hollande fait les deux, il rassemble non seulement les candidats de la primaire, il devra rassembler les socialistes, mais si j’ai fait ce choix aussi c’est parce qu’il rassemble des    idées »

Léa    Salamé : « Si Martine Aubry était en tête, j’aurais voté pour Martine Aubry. », dit Arnaud Montebourg. Est-ce que vous diriez la même    chose ?

Ségolène Royal : moi je ne suis pas là pour commenter les propos d’Arnaud Montebourg. Nous sommes maintenant …

Léa    Salamé : non, lui il dit : j’ai voté pour elle parce qu’elle est …  j’appelle à voter pour lui parce qu’il est arrivé en    premier, si Martine Aubry avait été … était arrivée en premier, j’aurais voté pour elle. Est-ce que vous dites la même chose ?

Ségolène Royal : évitons de faire de la politique-fiction. Moi je suis une femme politique responsable, nous sommes aujourd’hui    touts entiers tournés vers l’échéance de 2012, aucune force ne doit être éparpillée, aucune politique-fiction ne doit être mise en avant, et d’autant plus que cet argument-là était valable    dimanche soir.

 

« À partir du moment où    François Hollande a intégré dans son programme ce que nous demandions sur la réforme du système bancaire, j’observe aussi que cet après-midi dans l’usine Goodyear, il a    annoncé une loi contre les licenciements boursiers, donc je me retrouve aussi dans cette proposition […] »

On avait compris qu’il y avait aussi un débat d’idées, des questionnaires qui avaient circulé, et donc ce que je dis moi à    tous les électeurs, y compris aux électeurs d’Arnaud Montebourg, qui on voulu aussi le changement du système bancaire puisqu’Arnaud Montebourg a rejoint les propositions que je faisais depuis    2008 sur la réforme du système bancaire, sur le nouvel ordre mondial financier international, eh bien moi je dis à ces électeurs-là, à partir du moment où François Hollande a intégré dans son    programme ce que nous demandions sur la réforme du système bancaire, j’observe aussi que cet après-midi dans l’usine Goodyear, il a annoncé une loi contre les licenciements boursiers, donc je me    retrouve aussi dans cette proposition, c’est une proposition pour changer …

Léa Salamé, lui    coupant la parole : que vous avez … que vous vouliez, il était pas franchement d’accord, pour cela.

 

« Mais justement, c’est sa capacité à rassembler des idées. Et s’il est capable de rassembler les idées aujourd’hui des    socialistes, alors ça veut dire qu’il sera capable, demain, de rassembler les meilleures idées que pourront avoir les Français pour pouvoir redresser le pays »

Ségolène Royal : que je voulais. Mais justement, c’est sa capacité à rassembler des idées. Et s’il est capable de rassembler    les idées aujourd’hui des socialistes, alors ça veut dire qu’il sera capable, demain, de rassembler les meilleures idées que pourront avoir les Français pour pouvoir redresser le    pays.

Marc    Fauvelle : Ségolène Royal …

 

« Car il faut non seulement gagner là, en mai 2012, mais il faut aussi réussir le redressement de la    France »

Ségolène Royal : car il faut non seulement gagner là, en mai 2012, mais il faut aussi réussir le redressement de la    France.

Marc    Fauvelle : on sent bien que la tension, depuis hier soir, est montées d’un cran au Parti socialiste entre François Hollande et Martine Aubry,    on va voir ça en images, et on vous demande votre réaction juste après.

 

 

Martine Aubry : « J’ai répondu à une question qui est claire : vous estimez que le    système médiatique a choisi François Hollande ? Voilà quelle était la question. Et j’ai répondu : oui, je le pense. »

François Hollande : « Les médias, vous seriez responsables ? Ce seraient des sondages,    c’est moi qui les commande ? L’arrivée en tête serait une faute ? Je crois que c’est un dérapage, oui. »

Martine Aubry : « J’assume absolument ce que j’ai dit, c’était pas du tout un dérapage,    c’est une vérité. »

François Hollande : « Où est-on ? Il faut arrêter cette escalade. »

(Musique C’est la rose l’important de Gilbert Bécaud en arrière-fond pendant tout le    reportage)

Martine Aubry : « Pendant des semaines, les amis de François Hollande lui-même ont dit que    j’avais pas envie, que j’étais une candidate de substitution, j’en ai pas fait une affaire. »

 

« Moi je veux    de la force ! La force, ça n’est pas l’agressivité. La force, c’est le rassemblement »

François Hollande : « Moi je veux de la force ! La force, ça n’est pas    l’agressivité. La force, c’est le rassemblement. »

Martine Aubry : « Vous savez, (Petit rire) avec Nicolas Sarkozy, ça va être une autre paire    de manches, hein ! »

 


Manuel Valls : « Ça suffit. Ça suffit, maintenant. Je ne permets pas des attaques de ce    type. »

-oOo-

Léa    Salamé : « L’important, c’est la rose », Ségolène Royal. Est-ce que Martine Aubry est allée trop loin ?

 

« J’appelle moi chacun, maintenant, dans les entourages surtout, à garder son sang froid et son calme. Je sais    d’expérience que rien ne doit être dit qui puisse abîmer notre candidat, pour après, avec des arguments que le droite peut reprendre »

Ségolène Royal : j’appelle moi chacun, maintenant, dans les entourages surtout, à garder son sang froid et son calme. Je sais    d’expérience que rien ne doit être dit qui puisse abîmer notre candidat, pour après, avec des arguments que le droite peut reprendre.

Léa    Salamé : et pourtant elle l’a dit, c’est pas son entourage, elle l’a dit ce matin : « François Hollande est le candidat du système,    il emploie des mots de droite. », elle l’a dit. Est-ce que c’est vrai, est-ce qu’il est le candidat du système ?

 

LS : « Et pourtant elle l’a dit, c’est pas son entourage,    elle l’a dit ce matin : « François Hollande est le candidat du système, il emploie des mots de droite. », elle l’a dit » / SR :    « Oui, et les entourages de François Hollande ont eu aussi ensuite en réponse des mots qui ne    correspondent pas, je crois, à l’éthique du débat. Moi je m’entends bien avec les 2 candidats, avec les entourages, il va falloir se rassembler au lendemain, donc j’appelle chacun à garder son    sang froid »

Ségolène Royal, commençant avant la dernière phrase de Léa Salamé : oui, et les    entourages de François Hollande ont eu aussi ensuite en réponse des mots qui ne correspondent pas, je crois, à l’éthique du débat. Moi je m’entends bien avec les 2 candidats, avec les entourages,    il va falloir se rassembler au lendemain, donc j’appelle chacun à garder son sang froid, et à faire en sorte que ces primaires, qui ont été un formidable succès au premier tour le soient aussi au    second tour, et une nouvelle fois pour que les primaires soient une victoire.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’il ne faut pas donner de prise à la droite. La droite peut avoir 2 prises,    soit parce que notre candidat n’est pas suffisamment en avant, et qu’il y a encore des contestations au niveau des résultats …

 

« Le fameux 51-49 »

Léa Salamé, lui    coupant la parole : le fameux 51-49.

Marc    Fauvelle : ça, c’est le scénario qui aujourd’hui …

Léa Salamé, lui    coupant la parole : le cauchemar du PS. (Puis en même temps que Marc Fauvelle)    Voilà. Ets-ce que c’est un cauchemar ?

Marc    Fauvelle : c’est le scénario qui vous inquiète aujourd’hui, un 51-49 très serré dimanche soir, un candidat fragilisé ou une candidate    fragilisée ?

 

« C’est un risque. C’est la raison pour laquelle je pèse de tout mon poids pour dire à    tous les électeurs de venir voter et de mettre François Hollande très largement en avance, sinon, c’est une prise pour la droite. Et nous sommes ici pour battre la droite et pour    redresser le pays »

Ségolène Royal : c’est un risque. C’est la raison pour laquelle je pèse de tout mon poids pour dire à tous les électeurs de    venir voter et de mettre François Hollande très largement en avance, sinon, c’est une prise pour la droite. Et nous sommes ici pour battre la droite et pour redresser le pays.

Et le deuxième risque, c’est que les primaires soient décrédibilisées, parce qu’on nous dira : attendez, tout ça pour    cela, pour en finir dans un pugilat de fin de campagne ? Moi je ne veux pas que les primaires soient décrédibilisés.

 

« Et je dis à tous les électeurs qui sont venus au premier tour : revenez au second    tour pour que votre voix ne soit pas perdue. Vous qui avez participé à ce mouvement citoyen extraordinaire, qui est observé sur la scène internationale, revenez au second tour pour mettre François Hollande très en avance, puisqu’il est sorti en tête du premier tour, qu’il vient de faire le rassemblement    de tous les autres candidats aux primaires »

Et je dis à tous les électeurs qui sont venus au premier tour : revenez au second tour pour que votre voix ne soit pas    perdue. Vous qui avez participé à ce mouvement citoyen extraordinaire, qui est observé sur la scène internationale, revenez au second tour pour mettre François Hollande très en avance, puisqu’il    est sorti en tête du premier tour, qu’il vient de faire le rassemblement de tous les autres candidats aux primaires, ça c’est un gage de rassemblement pour rassembler les Français demain. Donc    venez nous donner la force de battre la droite et de redresser le pays.

Marc    Fauvelle : et lundi matin, tout le monde se remet au travail, main dans la main, y’aura aucun souci entre eux, aucune blessure de cette    campagne, vous y croyez vraiment, quel que soit le vainqueur ?

Ségolène Royal : je le crois profondément. Pourquoi ? Parce que les Français nous ont dit beaucoup de choses pendant cette    campagne, aux uns et aux autres. Et en particulier qu’ils n’en pouvaient plus du système qu’ils sont en train de subir, qu’ils n’en pouvaient plus de l’explosion des inégalités et des injustices,    qu’ils n’en pouvaient plus de la voracité d’un système financier qui décide de tout, qu’ils n’en pouvaient plus de cette loi de l’argent qui en effet, décide de tout. Alors on a besoin de    justice, on a besoin de valeurs humaines, on a besoin de redonner une espérance, on a besoin de remettre l’éducation au cœur de tout, on a besoin de redonner un espoir aux Français.

Léa    Salamé : donc lundi matin …

Marc    Fauvelle : donc lundi matin y’a plus qu’une tête.

Léa    Salamé : donc lundi matin, unité. Au PS.

 

« Notre devoir, c’est l’unité au PS. Et tous ceux qui s’écarteront de ce chemin de    l’unité seront très sévèrement jugés par les Français »

Ségolène Royal : notre devoir, c’est l’unité au PS. Et tous ceux qui s’écarteront de ce chemin de l’unité seront très    sévèrement jugés par les Français.

Léa    Salamé : ce matin, Daniel Cohn-Bendit, c’est pas quelqu’un de droite, il était ce matin à la radio sur RTL et il estime que la campagne de la    primaire PS a manqué de quelque chose, écoutez-le.

 

 

Daniel Cohn-Bendit : « J’ai vu dans cette campagne, qui cherchait plutôt un Premier ministre    qu’une présidente ou un président […] j’ai trouvé qu’il y avait un manque de vision, le monde était un peu absent, ça me rappelle un peu la phrase qui dit : « Si tu t’occupes pas du    monde, le monde va s’occuper de toi. ». Et j’ai l’impression qu’on était quand même dans un débat très franco-français. »

-oOo-

Léa    Salamé : « C’était pas un débat pour élire un président de la République, c’était un débat pour élire un Premier ministre », il dit    Daniel Cohn-Bendit. Est-ce que c’est pas un peu vrai ?

 

« Pas du tout. Pas du tout. Pourquoi ? Parce que nous subissons une crise économique extrêmement rude, une crise    économique, une crise financière, une crise écologique, une crise internationale, et donc les Français ont besoin aussi de réponses très concrètes à ces problèmes que nous allons    confronter très, très violemment »

Ségolène Royal : pas du tout. Pas du tout. Pourquoi ? Parce que nous subissons une crise économique extrêmement rude, une    crise économique, une crise financière, une crise écologique, une crise internationale, et donc les Français ont besoin aussi de réponses très concrètes à ces problèmes que nous allons confronter    très, très violemment. Et alors …

Léa Salamé, lui    coupant la parole : pourquoi vous avez pas parlé de l’international, du monde, il parlait de l’exemple de la Palestine, par exemple. Pourquoi    est-ce qu’on en est arrivé à … est-ce que c’était pas un peu trop franco-français ?

Ségolène Royal : parce que les problèmes et les questions sont centrés sur ce qui préoccupe aujourd’hui les    Français.

Qu’est-ce qui préoccupe aujourd’hui les Français ? Le pouvoir d’achat, le chômage, l’avenir des jeunes, l’injustice    fiscale, les délocalisations boursières : c’est cela qui préoccupe les Français aujourd’hui ; le manque de relance économique, l’avenir des petites et moyennes entreprises, la mutation    énergétique.

Donc tous ces sujets ont été abordés par les candidats qui ont apporté à ces problèmes des réponses concrètes. On ne peut pas    à la fois reprocher aux responsables politiques d’être trop global, et en même temps leur reprocher d’être trop précis.

Nous sommes dans un contexte qui appelle des réponses précises, et ce que j’observe, c’est que sur chacun de ces problèmes    concrets, c’est François Hollande qui a recadré ces problèmes concrets dans une vision globale de la société. Il l’a fait sur l’éducation, il l’a fait sur l’avenir des jeunes, il l’a fait sur la    réforme fiscale, il l’a fait sur les enjeux économiques.

 

« Sur chacun de ces problèmes concrets, c’est François Hollande qui a recadré ces problèmes concrets dans une vision globale de la société. Il l’a fait sur    l’éducation, il l’a fait sur l’avenir des jeunes, il l’a fait sur la réforme fiscale, il l’a fait sur les enjeux économiques. À chaque fois qu’il y a une réponse concrète à une question précise, il a recadré cette précision dans une    vision globale du problème qui était posé »

À chaque fois qu’il y a une réponse concrète à une question précise, il a recadré cette précision dans une vision globale du    problème qui était posé.

Marc    Fauvelle : alors justement, vous avez appelé, contrairement à Arnaud Montebourg, à voter massivement pour François Hollande, il y a une vraie    différence, hein, dans le langage …

Ségolène Royal : oui.

Marc Fauvelle,    sans s’arrêter : … dans le désir, on le sent bien,

Léa    Salamé : et on va voir les communiqués.

 

 

Marc Fauvelle, sans s’arrêter : … et on va voir comment vous l’avez fait, cet appel :« Venez voter massivement dimanche prochain pour donner force et légitimité à notre candidat François Hollande. » ; et la réponse du    candidat François Hollande, c’était quelques heures plus tard seulement : « Je salue l’élégance et la responsabilité de celle qui fut notre    candidate en 2007 et qui sait combien le rassemblement est indispensable pour donner de la force dans la bataille électorale. ».

 

 

Cette décision, Ségolène Royal, d’appeler à voter pour François Hollande quand on connaît votre parcours, votre histoire    personnelle aussi, est-ce qu’elle a été difficile à prendre ?

Ségolène Royal : oui, bien sûr. Il fallait que j’aille chercher en moi-même les forces de la responsabilité et de l’engagement,    bien sûr, il a fallu surmonter des blessures personnelles et des blessures publiques, bien sûr.

 

« Mais on est là pour servir les Français et pour ne pas penser à soi-même,    voilà »

Mais on est là pour servir    les Français et pour ne pas penser à soi-même, voilà. C’est ce qui fait la grandeur de l’engagement politique, la hauteur de vue qui est nécessaire. Moi j’ai toujours mis mon action politique au    service de l’intérêt général, au service des plus vulnérables, au service aussi des plus créatifs, je veux à la fois une France qui protège et une France qui avance, et je respecte profondément    le scrutin démocratique.

 

« Je veux à la fois une France qui protège et une France qui avance, et je respecte profondément le scrutin démocratique »

Et à partir du moment où    François Hollande était en tête de ce scrutin, à partir du moment où il a rassemblé les idées, je l’ai redit, à partir du moment où le combat contre la droite sera un combat extrêmement dur, je    veux que notre candidat, au-delà de tout ce qui s’est passé, je veux que notre candidat gagne et cette force et cette avance dimanche prochain.

 

« Et à partir du moment où François Hollande était en tête de ce scrutin, à partir du moment où il a rassemblé les idées, je l’ai redit, à partir du moment    où le combat contre la droite sera un combat extrêmement dur, je veux que notre candidat, au-delà de tout ce qui s’est passé, je veux que notre candidat gagne et cette force et cette avance    dimanche prochain »

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