EN DIRECT. Valérie Trierweiler rend hommage à Ségolène Royal

P.Th., M.P. |Publié le 12.10.2011, 07h17 | Mise à jour : 17h56

Le compte à rebours est lancé. Ce soir, François Hollande et Martine Aubry, les deux candidats arrivés en tête lors de premier tour de la primaire PS dimanche, s’affronteront dans un débat sur France 2, à 20 heures 30Les deux «camarades» risquent gros ce soir dans ce face-à-face, qui sera retransmis en vidéo sur le site du parisien.fr. A la mi-journée, Ségolène Royal a apporté son soutien à François Hollande dans un communiqué transmis à l’AFP.

Hier déjà, la tension est montée d’un cran entre les deux élus qui briguent la candidature pour l’élection présidentielle, à coup de déclarations fracassantes des deux côtés. Répondront-ils aux demandes d’Arnaud Montebourg, seul ex-candidat à ne pas avoir fait son choix ?

Vivez avec le parisien.fr les moments forts de cette journée décisive :

17h33. Claude Guéant dénonce une «une espèce de mystification», dans l’organisation de la primaire du PS, jugeant «surprenant» que les mineurs et les étrangers encartés au PS aient pu voter à ce scrutin. «Je ne peux pas m’empêcher (…) de rapprocher cette pratique que nous découvrons aujourd’hui et qui est une espèce de mystification – j’ose le mot – d’un certain nombre d’écrits qui sont fournis par l’association Terra Nova, (…) qui prône ouvertement le vote des étrangers et la naturalisation de davantage d’étrangers pour qu’il y ait plus de personne qui votent pour le PS», a jugé le ministre en visite à la Préfecture de police de Paris, alors qu’on l’interrogeait sur le rôle des préfets dans la primaire.

17h23. Piques sur Twitter.
«Stop Marie-Pierre, n’as-tu pas signé la charte de bonne conduite», lance Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France et soutien de Manuel Valls sur Twitter. Réponse immédiate de l’intéressée, Marie-Pierre de la Gontrie, première vice-présidente de la région Ile-de-France chargée des finances et soutien de Martine Aubry : «C’est a Rebs (NDLR : François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et soutien de François Hollande) que tu devrais poser la question.» Cette dernière avait en effet auparavant commenté une déclaration («Nous n’allons pas devenir les chantres de la démondialisation, il n’y aura pas de prise d’otage») de François Rebsamen, interviewé par le Monde.

16h43. «Dimanche soir, certaines images ont choqué de nombreux journalistes des rédactions de Radio-France. Celles où l’on voit Audrey Pulvar, animatrice de la tranche 6h/7h de France Inter, aux côtés de son compagnon Arnaud Montebourg,
fêtant son résultat à la primaire socialiste», selon un communiqué de la Société des journalistes de Radio France. «La vie privée d’Audrey Pulvar est connue: elle a déjà fait l’objet de débats, à l’intérieur et en dehors de Radio-France. Jusqu’ici, la discrétion dont elle faisait preuve était appréciée. Mais cette mise en lumière soudaine aux côtés d’un acteur politique au poids décisif a heurté plusieurs membres de nos rédactions, qui craignent une confusion nuisible à l’image de France Inter et à leur travail», souligne encore le texte.

16h42. La lettre de Martine Aubry à Attac. Dans ce texte, publié par l’association altermondialiste, la candidate pose des conditions à une aide publique aux banques qui auraient besoin d’être recapitalisées, de façon à «limiter le coût de l’intervention» de l’État et donc du contribuable. La finaliste à la primaire du PS est la première, selon Attac, à répondre aux quatre questions qu’avait posées celle-ci le 21 septembre «aux candidats actuellement déclarés à l’élection présidentielle» et portant sur «la régulation financière, le financement des urgences sociales et écologiques, les banques, la dette».

16h33. Le score de Montebourg est l’«écho d’une inquiétude profonde», pour François Bayrou. Invité de l’émission «Questions d’Info» LCP/France Info/AFP/Le Monde, le député et président du Mouvement démocrate s’est aussi dit «désolé de voir la danse du ventre» que François Hollande et Martine Aubry sont «obligés de faire autour de Montebourg pour essayer de capter ses voix». François Bayrou a refusé de dire s’il avait un préféré entre les deux finalistes de dimanche prochain.

16h30. «Copé ne sait plus quoi inventer», rétorque aussitôt un porte-parole Montebourg. Bertrand Monthubert y voit, dans un communiqué, «le signe d’une lourde inquiétude devant la pertinence des propositions d’Arnaud Montebourg, qui trouvent un écho considérable dans la population abandonnée à son sort par les gouvernements de droite dans la mondialisation».

16h17. Wauquiez et les «zones d’ombre». Le ministre de l’Enseignement supérieur demande au Parti socialiste d’apporter rapidement des «clarifications» concernant les «zones d’ombre» qui entourent selon lui l’organisation de la primaire socialiste. Première «zone d’ombre» selon lui : «des taux de fraudes importants ont été relevés dans certains bureaux», notamment à Nice. Laurent Wauquiez soupçonne en outre le PS d’avoir permis des «votes sans carte d’électeur». Enfin, le PS «avait assuré que les listes de votants seraient détruites», rappelle le ministre. «Or, on apprend que le PS aurait gardé des souches avec les numéros de cartes d’électeurs».

16h05. Jean-François Copé somme François Hollande et Martine Aubry de s’exprimer, lors de leur débat télévisé, sur le «soutien appuyé et officiel» de Marine Le Pen (FN) à Arnaud Montebourg, le «faiseur de roi archi-courtisé» du second tour de la primaire PS. Lundi, la présidente du FN avait estimé qu’il y a «à l’évidence des points de convergence» entre son projet économique et celui d’Arnaud Montebourg, tout en déplorant le «manque de cohérence» du socialiste.

15h55. Valérie Trierweiler rend hommage à Ségolène Royal. La journaliste Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande vient de poster un message sur compte Twitter : «Hommage à Ségolène Royal pour son ralliement sincère, désintéressé et sans ambiguïté.»

15h48. Aubry «respecte» le choix de Royal de soutenir Hollande
, affirme Anne Hidalgo, une des porte-parole de la campagne de la maire de Lille pour la primaire socialiste, dans un communiqué. «Ségolène Royal a annoncé son soutien à François Hollande. C’est son choix personnel et Martine Aubry le respecte», écrit Anne Hidalgo, première adjointe au maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.

15h36. François Hollande remercie longuement Ségolène Royal. Il salue «l’élégance et la responsabilité de celle qui fut notre candidate en 2007» et «qui sait combien le rassemblement est indispensable pour donner de la force dans la bataille électorale». François Hollande se pose comme le grand candidat capable de rassembler la gauche. «En soutenant ma candidature alors que je suis arrivé largement en tête du premier tour, Ségolène Royal veut donner de l’élan à celui qui aura à affronter, au nom de tous les socialistes et de toute la gauche, le candidat de la droite à l’élection présidentielle » ajoute le député de Corrèze, dans un communiqué. « Les idées que Ségolène Royal a portées aux cours de ces dernières années et tout au long de nos débats récents me seront utiles pour convaincre et pour agir. Avec tous ceux et celles qui se rassemblent autour de ma candidature, je poursuis le travail de conviction, tourné vers les Françaises et les Français pour faire gagner la gauche »

15h37. « C’est un rassemblement qui se confirme » plaide Pierre Moscovici. Le Strauss-Kahnien qui a rejoint
le camp de Hollande se félicite de la décision de Ségolène Royal. Désormais, trois des quatre candidats du premier tour de la primaire soutiennent l’élu corrézien. « C’est un signe fort, explique Pierre Moscovici. C’est un rassemblement qui se confirme après celui de Valls et Baylet, c’est assez logique »

15h22. « Une bonne analyse politique » selon François Rebsamen, le maire de Lyon. Sur son compte Twitter, il met en ligne sa première réaction : « Ségolène a une bonne analyse politique, elle a repris le dessus sur sa déception, elle veut absolument la victoire de la gauche ». Il complète quelques minutes après : « là elle choisit de conforter François, qui est en tête, Ségolène aura toute sa place dans la campagne »

15h18. Hollande salue «l’élégance et la responsabilité de Ségolène Royal» selon son entourage.

15h06.« Il faut respecter la vie privée des personnes » demande Jean-Marc Ayrault. Interrogé sur BFM TV, le soutien de François Hollande assure que « Ségolène Royal a réagi en femme d’Etat, c’est tout à son honneur »

14h24. Julien Dray accuse Aubry de créer un clivage au PS. Ce proche de Hollande, accuse, sur son blog, Martine Aubry et ses soutiens de «créer et d’instrumentaliser avec François Hollande un clivage qui n’a pas lieu d’être, entre « gauche molle » et « gauche dure » pour tenter de siphonner l’électorat d’Arnaud Montebourg». Un clivage qui, selon lui, n’est que l’énième incarnation d’une vieille opposition stérile, entre «gestionnaires» et «révolutionnaires».

14h23. «Deux claques en trois jours» pour les électeurs de Ségolène Royal, selon Bruno Julliard.
L’élu parisien, soutien de Martine Aubry, n’hésite pas à railler le soutien de Ségolène Royal à François Hollande sur son compte Twitter. Sur les réseaux sociaux, d’autres internautes assurent aussi que ce ralliement passe mal chez les militants de Désirs d’avenir, l’organisation de Ségolène Royal.

14h19. Hollande est « un rassembleur » pour André Vallini. Le président du conseil général de l’Isère qui a diné avec François Hollande hier soir « pour débriefer » son intervention au journal d’hier soir l’affirme : «François Hollande est un rassembleur, il est très concentré et très déterminé »

14h12 Najat Vallaud-Belkacem assure que Ségolène Royal s’exprimera demain soir à la télévision. « Elle a voulu respecter le vote du premier tour » indique le lieutenant de Ségolène Royal sur Bfm TV. Pour elle, François Hollande s’est surtout engagé « à reprendre des options qu’elle avait prévu lors de ses primaires » en donnant l’exemple de la consultation régulière des Francais. Najat Vallaud-Belkacem dément également la rumeur selon laquelle ce ralliement avait été acté il y a plusieurs semaines. Toujours selon elle, Ségolène Royal s’exprimera demain soir à la télévision.

14 h 03. Aurélie Filippetti salue « un geste d’une grande responsabilité de Ségolène Royal » . « Je suis très heureuse, c’est un geste d’une grande responsabilité et d’une grande élégance après les images tristes de dimanche soir », se félicite l’élue de Moselle (pro-Hollande) Aurélie Filippetti, en direct de l’assemblée nationale, sur i-télé. « C’est un signe avant le débat de ce soir. François Hollande est celui qui a le plus de force et de légitimité ».

13h55. 3-0. Trois ex-candidats soutiennent Hollande. Depuis le premier tour, Manuel Valls, Jean-Michel Baylet et Ségolène Royal ont apporté leur soutien à François Hollande. Seul Arnaud Montebourg fait durer le suspense.

13H50. « Je suis heureux » se réjouit Jack Lang, le député du Pas-de-Calais, en réagissant sur I-télé au soutien de Ségolène Royal à François Hollande.

Le communiqué intégral de soutien de Royal à Hollande

13h40. Les raisons du soutien de Royal à Hollande. «J’apporte mon soutien à François Hollande pour trois raisons : il est arrivé en tête du premier tour et il est légitime d’amplifier cette avance, les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat : réforme bancaire, lutte contre les licenciements, moralisation de la vie politique avec le non-cumul des mandats et mutation écologique de l’économie», explique-t-elle.

13h35. Royal soutient Hollande pour le 2e tour. Ségolène Royal, éliminée à l’issue du premier tour de la primaire socialiste (moins de 7% des voix), annonce à l’AFP qu’elle soutient au second tour François Hollande, notamment pour «amplifier» l’avance qu’il a prise dimanche dernier sur ses rivaux.

13 heures. Copé s’interroge sur le couple Montebourg-Pulvar. L’ activité professionnelle d’Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg et journaliste sur France Inter et France 2, gène visiblement Jean-François Copé. «C’est une question qu’il faudra bien un jour poser, très poliment, sans bouleverser l’ordonnancement ambiant», «surtout sans vexer personne puisque c’est du côté de la gauche que ça se passe», a ironisé le député-maire de Meaux, questionné sur Canal+. «Vous imaginez si ça se passait à droite !» s’est-il exclamé.

12h50. Mariani dénonce le vote des sans-papier à la primaire. «On voit sur le site même des primaires citoyennes que tout jeune de plus 16 ans peut voter s’il est membre du PS ou du MJS. C’est la même chose pour les citoyens étrangers adhérents des partis organisateurs. Ca veut donc dire qu’un mineur sans papier peut participer à ces primaires !» s’offusque le chef de file de la Droite Populaire Thierry Mariani. «Le fait que les étrangers puissent voter n’est que la préfiguration de ce que veut faire le PS pour la France !», ajoute-t-il.

11h48. Une erreur de 7000 votants sur la participation de la primaire à Nice. Patrick Allemand, le premier secrétaire du PS des Alpes-Maritimes semble avoir fait une … petite erreur dimanche soir à l’annonce des résultats de la primaire dans son département. Au lieu des 17 195 électeurs annoncés, seulement 10 149 Niçois se seraient en réalité déplacer aux urnes. Une erreur à mettre sur le compte de la fatigue et du surmenage, a expliqué l’édile assurant qu’il travaille « 12 heures par jour pour ces élections » à Nice-Matin.  Un ratage qui a fait réagir l’UMP locale. « Si les doutes étaient avérés et qu’il y avait eu une tentative de manipulation des chiffres, il conviendrait d’en tirer toutes les conséquences sur le déroulement de cette consultation présentée comme un exemple de démocratie politique », ont commenté Christian Estrosi, député-maire de Nice, et Eric Ciotti, député, président du conseil général dans le journal.

11h24. Huchon fait campagne « jour et nuit », mais y croit-il vraiment ? Il ne lâche pas officiellement l’affaire, le président du conseil régional d’Ile-de-France vient de l’indiquer sur son compte twitter. « Si je fais campagne jour et nuit pour Martine, c’est que je pense qu’elle peut gagner. La dynamique contredit souvent l’arithmétique », poste Jean-Paul Huchon. En réalité l’élu régional est-il vraiment aussi confiant ? Ce n’est pas vraiment l’avis de Bruno Jeudy, le rédacteur en chef du journal du dimanche. Hier soir, le journaliste assurait le contraire sur son compte twitter  : « Croisé Huchon (qui soutient Aubry) et Valls ce soir : tous les deux estiment qu’Hollande devrait l’emporter »

10h00. François Hollande à 54 %, Martine Aubry à 46 %, selon un sondage Opinion Way. Même s’il perd quatre points, le député de Corrèze est toujours en tête des intentions de vote au deuxième tour chez les sympathisants de gauche, selon un sondage réalisé lundi et mardi et publié mercredi par Le Figaro. Martine Aubry est à 46%. L’écart est encore plus grand chez les sympathisants PS : 58% pour Hollande (-1), 42% pour Aubry (+1).

9h20. Hollande dit incarner «la gauche solide et sincère». Comme Martine Aubry, François Hollande assure n’avoir qu’un seul adversaire : Nicolas Sarkozy, sur France 2, invité aux 4 vérités. Pourtant dans les deux camps socialistes, les relations se tendent. « Je ne souhaite pas dénoncer , dévaloriser ma rivale », déclare le député de Corrèze, qui n’oublie pas de répondre à la critique de « gauche molle » lancée par Martine Aubry « une formule caricaturale ». Il l’assure, il incarne : « la gauche solide et sincère ».

9h02. Les primaires engendrent «des divisions terribles» selon Copé.
Invité sur Canal +, le secrétaire général de l’UMP continue a tirer à boulets rouges sur Arnaud Montebourg. En ligne de mire : les positions du troisième homme de la primaire sur la démondialisation. «Un tutelle des banques sans que ca coûte aux contribuables ? C’est ce qu’ont fait les bolcheviks en 1917. Je ne sais pas si vous voyez l’état psychologique d’une partie de la gauche française !», accuse le député-maire de Meaux. Alors que le débat sur l’opportunité d’une primaire à droite s’impose à la droite française, Copé pointe, lui « des divisions terribles » engendrées par les débats à gauche. «A droite, il y un débat qui montre des point de vue respectables mais rien à voir avec les mots d’oiseaux qu’on entend à gauche».

8h45. Aubry passe à l’attaque. Elle n’attend pas ce soir pour lancer ses premiers tacles et le ton monte encore d’un cran. « Sur un certain nombre de sujets, François Hollande a changé d’avis ces derniers mois » martèle la maire de Lille. Elle évoque un certain « flou » qu’il faut éviter lors d’une campagne électorale.
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8h30. Martine Aubry « n’a jamais hésité » à se présenter, elle y a « réfléchi ». C’est la confidence de la maire de Lille à Jean-Jacques Bourdin sur BFM tv. « Mon seul adversaire est Nicolas Sarkozy et il sera mon adversaire en 2012 », répète la première secrétaire en congé. « Il perd pied, il a peur de Fillon qui dit apprécier le principe des primaires », analyse-t-elle. Concernant sa propre candidature et le pacte qui l’a liait avec DSK, il y a encore quelques mois, Martine Aubry explique son raisonnement. « J’ai jamais hésité à me présenter, j’ai réflechis (…) je me suis demandée si j’étais la bonne personne »

8h22. « Les socialistes occupent de manière extravagante les médias » tacle Alain Juppé, sur France info. Pour le ministre des affaires étrangères, qui se plaint de l’insuffisance de la reprise dans le presse du déplacement du président de la République, les socialistes ont déjà gagné un pari, celui d’occuper « de manière extravagante les médias ». En vieux routier de la politique, Alain Juppé prévient : « ils ont mangé leur pain blanc » assurant que le candidat aura 6 mois de campagne.« Je leur souhaite bien du plaisir » ironise Juppé.
Quant à savoir pourquoi le principe des primaires était dans les statuts de l’UMP, Alain Juppé ironise : « on se laisse un peu pieger parfois, il y a bien d’autres débats en ce moment ». Porté par des sondages avantageux sur l’éventualité de sa candidature, Juppé balaie cette possibilité « si les sondages avaient toujours raison, il suffirait d’annuler les élections ».

7h48. « Un vrai renouveau de la vie politique de notre pays » se réjouit Gérard Collomb, le maire socialiste de Lyon sur itélé, en évoquant la procédure de la primaire. L’édile strauss-kahnien, qui assure avoir été agréablement surpris par les files d’attente dimanche pour aller voter, prédit un 53/47 en faveur de Hollande qu’il soutient.

7h46. Xavier Bertrand loue la primaire. Invité de Bruce Toussaint sur Europe 1, le ministre du travail, proche de Nicolas Sarkozy, a été plutôt indulgent avec la primaire socialiste. « Il ne faut pas nier les choses, les primaires sont en train de trouver leur place dans la vie politique française, il faut le prendre en compte » a-t-il déclaré avant d’assurer qu’il y en aurait « évidemment » en 2017 à droite.

7 heures. Négociations autour du débat. Selon nos informations, les deux camps négocient âprement autour… du mobilier utilisé durant le débat. Chez Aubry, on préfère une table pour ce face-à-face, mais son rival est favorable aux pupitres.

7 heures. Le débat en direct sur leparisien.fr. Suivez le débat Hollande-Aubry ce soir en direct sur leparisien.fr, en texte et en vidéo.

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L’hommage des socialistes à Ségolène Royal

le10 octobre 2011 à 16h03 , mis à jour le 10 octobre 2011 à 21h26

Dossier : Primaires PS : dossier sur la primaire socialiste

Les larmes de Ségolène Royal

Les dirigeants socialistes ont rendu hommage lundi à celle qui avait défendu les couleurs du PS en 2007, voyant dans son face à face malheureux avec Nicolas Sarkozy les racines de sa déroute à la primaire.

L’image de dimanche soir montrant Ségolène Royal submergée par l’émotion va rester. Son rêve fracassé, son courage mais aussi ses larmes ont touché les dirigeants socialistes qui ont rendu hommage à celle qui avait défendu les couleurs du PS en 2007, voyant dans son face à face malheureux avec Nicolas Sarkozy les racines de sa déroute au premier tour de la primaire PS

Dès dimanche soir, son ex-compagnon François Hollande avait dit mesurer « la déception de Ségolène Royal. Qu’elle sache que nombre de ses idées sont aujourd’hui partagées par tous ». Vexation ultime : le député de Corrèze l’a écrasée dans « son » département des Deux-Sèvres.

Lundi, les hommages à la grande perdante de la primaire se sont poursuivis. Harlem Désir, premier secrétaire par intérim, a eu un « mot particulier » pour la présidente de Poitou-Charentes (4e place, 7%, quelque 150.000 voix) : « parce qu’elle a porté nos couleurs face à la sarkozie », parce qu’elle a mené « une formidable campagne », un « combat courageux ». « Son émotion nous a touchés », a dit l’eurodéputé lors de son point de presse, alors que Mme Royal n’a pu, à la sortie de son QG, ravaler ses larmes. Arnaud Montebourg, arrivé contre toute attente à la troisième place, a annoncé qu’il allait lui rendre une « visite amicale » lundi après-midi car elle « (l)’a ému cette nuit ». « Je lui suis resté un ami très proche pendant cette campagne », a déclaré le député de Saône-et-Loire. Michel Sapin (pro-Hollande) qui fut un participant actif de sa campagne en 2007, a « beaucoup d’émotion, de peine, c’est une femme qui s’est énormément battue pendant toute sa vie et qui voit un pan de sa vie s’écrouler, donc j’ai beaucoup de respect« .

« Ses mots n’accrochaient plus »

Laurent Fabius (pro-Aubry), qu’elle avait écrasé à la primaire de 2006, a trouvé sa campagne « extrêmement courageuse, digne ». « Ca doit être très difficile pour elle sur le plan humain, mais je pense qu’elle doit être saluée« , a-t-il dit. « J’ai été émue« , a confié Marie-Noëlle Lienemann (pro-Aubry), notant que « la politique est ingrate« . Mais a ajouté l’ex-ministre, « ce que je n’arrive pas à comprendre c’est qu’elle n’ait pas perçu plus tôt qu’elle avait ce risque majeur », « elle n’aurait pas dû aller à ce combat ».

Martine Aubry a attendu sa venue au 20 heures de TF1 lundi soir pour rendre son hommage à Ségolène Royal. La maire de Lille, qui est qualifiée pour le second tour, a dit avoir été émue par la candidate du PS à la présidentielle de 2007, en pleurs après être arrivée quatrième à la primaire avec environ 7% des voix. « Je suis passée voir Ségolène Royal pour lui faire un signe d’amitié parce que je pense que c’est une femme qui continuera à compter », a dit Martine Aubry sur TF1.  « L’importance dans les idées qu’elle apporte est plus grande que le score qu’elle a fait hier soir », a estimé la maire de Lille. « J’ai été émue moi-même par les résultats parce que je pense qu’elle a été notre candidate et qu’elle a beaucoup apporté à la gauche. »

Au-delà de la compassion, plusieurs ténors ont risqué des explications. A commencer par François Hollande qui avait perçu que « ses mots n’accrochaient plus autant qu’en 2006. Je pensais surtout que les électeurs voulaient un autre match qu’en 2007« , c’est « ce dont elle a pâti ». Même vision chez Jean-Marc Ayrault, partisan du député corrézien : « elle a porté le combat de la gauche en 2007, elle n’a pas gagné, c’est sans doute la raison pour laquelle ceux qui sont venus voter n’ont pas souhaité qu’elle soit à nouveau dans ce face à face avec Nicolas Sarkozy ». Mais, souligne-t-il, « il faut reconnaître à Ségolène Royal d’avoir mis le doigt sur des questions qui restent d’actualité, elle a une sensibilité populaire que peu ont et qu’elle a gardée, elle a bousculé un peu les habitudes ». « Elle prendra ses responsabilités« , a ajouté le président des députés socialistes, alors qu’elle a promis de montrer le chemin du second tour aux quelque 150.000 Français qui l’ont suivie dimanche.

le 10 octobre 2011 à 16:03
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LES poètes Jean ferrat

Jean Ferrat
LES
POÈTES

Extrait du poème d’Aragon
« Prologue »

http://youtu.be/9WVagekyJME

 

Je ne sais ce qui me possède
Et me pousse à
dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour l’aide
Ni comme on avouerait
ses fautes
Ce qui m’habite et qui m’obsède

Celui qui chante se
torture
Quels cris en moi quel animal
Je tue ou quelle créature
Au nom
du bien au nom du mal
Seuls le savent ceux qui se turent

Machado dort
à Collioure
Trois pas suffirent hors d’Espagne
Que le ciel pour lui se fît
lourd
Il s’assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour
toujours

Au-dessus des eaux et des plaines
Au-dessus des toits des
collines
Un plain-chant monte à gorge pleine
Est-ce vers l’étoile
Hölderlin
Est-ce vers l’étoile Verlaine

Marlowe il te faut la
taverne
Non pour Faust mais pour y mourir
Entre les tueurs qui te
cernent
De leurs poignards et de leurs rires
A la lueur d’une
lanterne

Étoiles poussières de flammes
En août qui tombez sur le
sol
Tout le ciel cette nuit proclame
L’hécatombe des rossignols
Mais
que sait l’univers du drame

La souffrance enfante les songes
Comme une
ruche ses abeilles
L’homme crie où son fer le ronge
Et sa plaie engendre
un soleil
Plus beau que les anciens mensonges

Je ne sais ce qui me
possède
Et me pousse à dire à voix haute
Ni pour la pitié ni pour
l’aide
Ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m’habite et qui m’obsède

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Votons dimanche pour François Hollande

Votons dimanche pour François Hollande

 

Chers amis de Désirs d’avenir,
Chers soutiens,
Chers militants qui veulent la victoire et l’union,

Je vous appelle à venir voter pour François Hollande Dimanche, au nom du rassemblement et de la nécessité d’être fort face à la droite, grâce à un vote clair et net qui ne donne aucune prise à la contestation de la légitimité du candidat de la gauche.

Je vous demande de surmonter votre cruelle déception que je perçois dans de nombreux messages, et que je partage également. Nous allons la dépasser ensemble, car nous avons un seul objectif : la France. Les français attendent que l’alternance arrive. Toutes les énergies doivent nous propulser vers la victoire.

Nous devons donc ensemble faire jaillir la volonté d’avancer pour faire gagner la gauche. Le risque est grand d’un affrontement bloc contre bloc qui ne servirait que la droite et qui décrédibiliserait les Primaires citoyennes.

Ne craignez pas l’oubli de ma part. Je n’oublie rien de ce que nous avons vécu ensemble, dans les joies comme dans les épreuves : le dénigrement de ma personne, le harcèlement des sondages, le mépris parfois aussi, ou d’appropriation de mes idées sans aucune reconnaissance. Nous savons aussi que les quartiers populaires ne sont pas venus voter car ils ont eu du mal à trouver le chemin des urnes des Primaires.

Je sais tout cela et bien d’autres choses encore. Et je le prends en compte car je le lis dans certains de vos messages. Lorsque l’on sait surmonter ses échecs, on en retire une force nouvelle. C’est pourquoi je vous demande à tous de me suivre sur le chemin que je vous indique.

Le candidat a besoin de votre mobilisation parce que la gauche a besoin que ce candidat ait la plus grande légitimité possible.

Ma parole pèse, mon expérience aussi, ma capacité d’entraînement, et ma sensibilité politique particulière. Je mettrai toute cette force au service de la victoire.

Chacun(e) d’entre vous aussi, que j’ai vu si actif, si engagé, si enjoué dans cette campagne, sera un acteur indispensable de la victoire qui se construit au plus près des gens.

Je vous demande de venir voter dimanche pour François Hollande pour 3 raisons au moins :

1.Il faut amplifier l’avance du premier tour
2.Mes propositions sont reprises notamment les banques, la lutte contre les licenciements boursiers (comme François Hollande l’a déclaré aujourd’hui chez Goodyear à Amien) ; le non cumul des mandats ; la mutation écologique de l’économie

3.La légitimité doit être forte donc la participation aussi.

Ce n’est pas une prise de position à titre personnel. C’est un choix politique que je vous demande de suivre avec confiance et respect. Vous serez en retour respectés à l’avenir, je vous l’assure.

Amitiés,

Ségolène Royal

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i>TELE – Royal (1/2): « Puisque François Hollande était en tête et a rassemblé les idées, puisque le combat contre la droite sera dur, je veux que notre candidat gagne force et avance dimanche »

 

 

TEXTE/VIDEOS – Ségolène Royal était hier soir à 19h l’invitée    d’Elysée 2012 sur i>TELE, émission animée par Léa Salamé et Marc    Fauvelle.

En 3 jours, la candidate du premier tour des primaires citoyennes a jeté toutes ses forces dans la bataille pour    contribuer à une large victoire de François Hollande, et donc, avec l’effet d’entraînement de ce scrutin d’un nouveau genre en France, à une large victoire de la gauche contre Nicolas Sarkozy et    Marine Le Pen, à une large victoire de la gauche contre les droites, sur la base d’un socle d’idées renouvelé, le candidat en tête du premier tour des primaires ayant fait le rassemblement des    personnalités et celui des idées.

Dernière idée chère à Ségolène Royal intégrée l’après-midi même : François    Hollande s’est engagé à faire voter une loi sur les licenciements boursiers alors qu’il visitait l’usine Goodyear d’Amiens, où Arnaud Montebourg s’était déjà rendu.

Dans cette première partie de l’émission, interrogée sur « l’actualité au PS aujourd’hui » selon Marc Fauvelle, le ralliement à titre personnel    d’Arnaud Montebourg à François Hollande, fait sur la base « des capacités à rassembler » du candidat du second tour, Ségolène Royal a remarqué : « L’argument que l’on vient d’entendre était valable déjà dimanche    soir. […] [François Hollande] rassemble non seulement les candidats de la primaire, il devra rassembler les socialistes, mais si j’ai fait ce choix    aussi c’est parce qu’il rassemble des idées ».

Questionnée sur les petites phrases de Martine Aubry envers François Hollande, que Laurent Joffrin dans    Le Nouvel Observateur qualifie de « tactique de terre brûlée »« ce comportement est parfaitement    irresponsable », écrit le journaliste – Ségolène Royal a rappelé ses liens avec les deux candidats et les perspectives : « Moi je    m’entends bien avec les 2 candidats, avec les entourages, il va falloir se rassembler au lendemain » du scrutin ; puis a appelé au calme, les entourages notamment, épinglant les    répliques déplacées de certaines personnes de l’entourage de François Hollande, comme l’inénarrable Vincent Peillon sur BFMTV face à Ruth Elkrief, qui s’est expliqué/autojustifié a posteriori ici :

Ségolène Royal a souligné la nécessité du rassemblement dès lundi, et le risque double d’exploitation par la droite    de cette guerre des petites phrases« il ne faut pas donner de    prise à la droite »« soit parce que notre candidat n’est pas suffisamment en avant, et qu’il y a encore des    contestations au niveau des résultats », ou deuxième risque, « que les primaires soient décrédibilisées, parce qu’on nous dira :    attendez, tout ça pour cela, pour en finir dans un pugilat de fin de campagne ? Moi je ne veux pas que les primaires soient décrédibilisés. ».

Comment éviter ces risques ?

« Revenez au second tour pour mettre François Hollande très en avance, puisqu’il est sorti en tête du    premier tour, qu’il vient de faire le rassemblement de tous les autres candidats aux primaires, ça c’est un gage de rassemblement pour rassembler les Français demain. Donc venez nous donner la    force de battre la droite et de redresser le pays. »

Et Ségolène Royal d’insister sur l’absolue nécessité du rassemblement pour redresser la France et rendre aux    Français qui n’en peuvent plus de cette longue nuit du Fouquet’s ce qu’on leur a pris : la justice, les valeurs humaines, l’éducation, l’espérance et l’espoir.

À un Daniel Cohn-Bendit donneur de leçon sur les primaires citoyennes, Ségolène Royal a répondu par la nécessité de la    proximité avec le peuple Français, de solutions concrètes, précises.

« Nous sommes dans un contexte qui appelle des réponses précises, et ce que j’observe, c’est que sur    chacun de ces problèmes concrets, c’est François Hollande qui a recadré ces problèmes concrets dans une vision globale de la société. Il l’a fait sur l’éducation, il l’a fait sur l’avenir des    jeunes, il l’a fait sur la réforme fiscale, il l’a fait sur les enjeux économiques. À chaque fois qu’il y a une réponse concrète à une question précise, il a recadré cette précision dans une    vision globale du problème qui était posé. »

Enfin, quand on lui a demandé si la décision avait été difficile à prendre, Ségolène Royal a répondu :

« Oui, bien sûr. […] Mais on est là    pour servir les Français et pour ne pas penser à soi-même, voilà. C’est ce qui fait la grandeur de l’engagement politique, la hauteur de vue qui est nécessaire. Moi j’ai toujours mis mon action politique au service de l’intérêt général, au service des plus vulnérables, au    service aussi des plus créatifs, je veux à la fois une France qui protège et une France qui avance, et je respecte profondément le scrutin démocratique.

Et à partir du moment où François Hollande était en tête de ce scrutin, à partir du moment où il a rassemblé    les idées, je l’ai redit, à partir du moment où le combat contre la droite sera un combat extrêmement dur, je veux que notre candidat, au-delà de tout ce qui s’est passé, je veux que notre    candidat gagne et cette force et cette avance dimanche prochain. »

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal invitée d’Élysée 2012 par segolene-royal

Première partie du début à 12 minutes 47    secondes

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F.M.

Léa    Salamé : elle a appelé à voter pour lui par simple communiqué, par simple    communiqué il a salué son « élégance », ceux qui espéraient une guerre des ex au PS en seront pour leurs    frais.

On se dit qu’elle s’en souviendra longtemps de ce dimanche 9 octobre, son 21 avril à elle, passer de ses 17 millions    d’électeurs à ses même pas 7%, la chute a été rude, accueillie par des larmes qui ont fait le tour des écrans. Mais ainsi va la vie politique, brutale, injuste, ainsi va le parcours saccadé,    accidenté de notre invitée, même si, Ségolène, elle rebondit toujours, et c’est Martine Aubry qui le dit.

La fin de l’histoire n’est donc pas encore pour aujourd’hui. Ségolène Royal est notre invitée. Bonsoir à vous, merci d’être    avec nous ce soir dans Elysée 2012 !

Marc    Fauvelle : bonsoir Ségolène Royal. On a énormément de questions à vous poser. D’abord merci d’avoir accepté notre    invitation.

On voudrait connaître votre état d’esprit aujourd’hui sur la gauche, mais d’abord, vous le savez, l’actualité au PS    aujourd’hui c’est ce ralliement d’Arnaud Montebourg à François Hollande, c’était il y a quelques minutes, on a vu les images en direct sur i>TELE,    on vous propose de les découvrir ensemble, François Hollande et Arnaud Montebourg côte à côte à Ris-Orangis, on va écouter ce que dit Arnaud Montebourg pour expliquer ce ralliement.

 

 

Arnaud Montebourg : « Maintenant, il faut se rassembler et donc comme on ne peut que,    finalement, choisir en fonction, non pas de personnalités parce que ce n’est pas de la politique, on ne choisit qu’en fonction des capacités à rassembler, et celui qui est en tête, c’est François    Hollande. Si Martine Aubry avait été en tête, et François Hollande derrière, j’aurais choisi Martine Aubry.

Moi j’ai fait le choix de la victoire, du rassemblement autour de celui qui a le    plus d’avance. C’est un choix raisonnable, et je crois que nous en avons besoin dans la période actuelle pour l’emporter. »

-oOo-

Marc    Fauvelle : voilà. C’est un choix personnel puisqu’il n’appelle pas ses électeurs à voter François Hollande dimanche. On a connu soutien plus    enthousiaste ?

 

« Ecoutez, regardons le verre à moitié plein »

Ségolène Royal : écoutez, regardons le verre à moitié plein. Ce que j’observe, c’est en effet cette thématique du    rassemblement, qui d’ailleurs existait déjà dès dimanche soir puisque François Hollande était déjà en tête dimanche soir, donc l’argument que l’on vient d’entendre était valable déjà dimanche    soir. Et c’est important, en effet, ce rassemblement, puisque je crois que le choc de la campagne présidentielle contre Monsieur Sarkozy sera assez rude. Il faut à la fois rassembler des    personnalités, mais aussi rassembler des idées, et le candidat François Hollande fait les deux, il rassemble non seulement les candidats de la primaire, il devra rassembler les socialistes, mais    si j’ai fait ce choix aussi c’est parce qu’il rassemble des idées.

 

« Il faut à la fois rassembler des personnalités, mais aussi rassembler des idées, et le candidat François    Hollande fait les deux, il rassemble non seulement les candidats de la primaire, il devra rassembler les socialistes, mais si j’ai fait ce choix aussi c’est parce qu’il rassemble des    idées »

Léa    Salamé : « Si Martine Aubry était en tête, j’aurais voté pour Martine Aubry. », dit Arnaud Montebourg. Est-ce que vous diriez la même    chose ?

Ségolène Royal : moi je ne suis pas là pour commenter les propos d’Arnaud Montebourg. Nous sommes maintenant …

Léa    Salamé : non, lui il dit : j’ai voté pour elle parce qu’elle est …  j’appelle à voter pour lui parce qu’il est arrivé en    premier, si Martine Aubry avait été … était arrivée en premier, j’aurais voté pour elle. Est-ce que vous dites la même chose ?

Ségolène Royal : évitons de faire de la politique-fiction. Moi je suis une femme politique responsable, nous sommes aujourd’hui    touts entiers tournés vers l’échéance de 2012, aucune force ne doit être éparpillée, aucune politique-fiction ne doit être mise en avant, et d’autant plus que cet argument-là était valable    dimanche soir.

 

« À partir du moment où    François Hollande a intégré dans son programme ce que nous demandions sur la réforme du système bancaire, j’observe aussi que cet après-midi dans l’usine Goodyear, il a    annoncé une loi contre les licenciements boursiers, donc je me retrouve aussi dans cette proposition […] »

On avait compris qu’il y avait aussi un débat d’idées, des questionnaires qui avaient circulé, et donc ce que je dis moi à    tous les électeurs, y compris aux électeurs d’Arnaud Montebourg, qui on voulu aussi le changement du système bancaire puisqu’Arnaud Montebourg a rejoint les propositions que je faisais depuis    2008 sur la réforme du système bancaire, sur le nouvel ordre mondial financier international, eh bien moi je dis à ces électeurs-là, à partir du moment où François Hollande a intégré dans son    programme ce que nous demandions sur la réforme du système bancaire, j’observe aussi que cet après-midi dans l’usine Goodyear, il a annoncé une loi contre les licenciements boursiers, donc je me    retrouve aussi dans cette proposition, c’est une proposition pour changer …

Léa Salamé, lui    coupant la parole : que vous avez … que vous vouliez, il était pas franchement d’accord, pour cela.

 

« Mais justement, c’est sa capacité à rassembler des idées. Et s’il est capable de rassembler les idées aujourd’hui des    socialistes, alors ça veut dire qu’il sera capable, demain, de rassembler les meilleures idées que pourront avoir les Français pour pouvoir redresser le pays »

Ségolène Royal : que je voulais. Mais justement, c’est sa capacité à rassembler des idées. Et s’il est capable de rassembler    les idées aujourd’hui des socialistes, alors ça veut dire qu’il sera capable, demain, de rassembler les meilleures idées que pourront avoir les Français pour pouvoir redresser le    pays.

Marc    Fauvelle : Ségolène Royal …

 

« Car il faut non seulement gagner là, en mai 2012, mais il faut aussi réussir le redressement de la    France »

Ségolène Royal : car il faut non seulement gagner là, en mai 2012, mais il faut aussi réussir le redressement de la    France.

Marc    Fauvelle : on sent bien que la tension, depuis hier soir, est montées d’un cran au Parti socialiste entre François Hollande et Martine Aubry,    on va voir ça en images, et on vous demande votre réaction juste après.

 

 

Martine Aubry : « J’ai répondu à une question qui est claire : vous estimez que le    système médiatique a choisi François Hollande ? Voilà quelle était la question. Et j’ai répondu : oui, je le pense. »

François Hollande : « Les médias, vous seriez responsables ? Ce seraient des sondages,    c’est moi qui les commande ? L’arrivée en tête serait une faute ? Je crois que c’est un dérapage, oui. »

Martine Aubry : « J’assume absolument ce que j’ai dit, c’était pas du tout un dérapage,    c’est une vérité. »

François Hollande : « Où est-on ? Il faut arrêter cette escalade. »

(Musique C’est la rose l’important de Gilbert Bécaud en arrière-fond pendant tout le    reportage)

Martine Aubry : « Pendant des semaines, les amis de François Hollande lui-même ont dit que    j’avais pas envie, que j’étais une candidate de substitution, j’en ai pas fait une affaire. »

 

« Moi je veux    de la force ! La force, ça n’est pas l’agressivité. La force, c’est le rassemblement »

François Hollande : « Moi je veux de la force ! La force, ça n’est pas    l’agressivité. La force, c’est le rassemblement. »

Martine Aubry : « Vous savez, (Petit rire) avec Nicolas Sarkozy, ça va être une autre paire    de manches, hein ! »

 


Manuel Valls : « Ça suffit. Ça suffit, maintenant. Je ne permets pas des attaques de ce    type. »

-oOo-

Léa    Salamé : « L’important, c’est la rose », Ségolène Royal. Est-ce que Martine Aubry est allée trop loin ?

 

« J’appelle moi chacun, maintenant, dans les entourages surtout, à garder son sang froid et son calme. Je sais    d’expérience que rien ne doit être dit qui puisse abîmer notre candidat, pour après, avec des arguments que le droite peut reprendre »

Ségolène Royal : j’appelle moi chacun, maintenant, dans les entourages surtout, à garder son sang froid et son calme. Je sais    d’expérience que rien ne doit être dit qui puisse abîmer notre candidat, pour après, avec des arguments que le droite peut reprendre.

Léa    Salamé : et pourtant elle l’a dit, c’est pas son entourage, elle l’a dit ce matin : « François Hollande est le candidat du système,    il emploie des mots de droite. », elle l’a dit. Est-ce que c’est vrai, est-ce qu’il est le candidat du système ?

 

LS : « Et pourtant elle l’a dit, c’est pas son entourage,    elle l’a dit ce matin : « François Hollande est le candidat du système, il emploie des mots de droite. », elle l’a dit » / SR :    « Oui, et les entourages de François Hollande ont eu aussi ensuite en réponse des mots qui ne    correspondent pas, je crois, à l’éthique du débat. Moi je m’entends bien avec les 2 candidats, avec les entourages, il va falloir se rassembler au lendemain, donc j’appelle chacun à garder son    sang froid »

Ségolène Royal, commençant avant la dernière phrase de Léa Salamé : oui, et les    entourages de François Hollande ont eu aussi ensuite en réponse des mots qui ne correspondent pas, je crois, à l’éthique du débat. Moi je m’entends bien avec les 2 candidats, avec les entourages,    il va falloir se rassembler au lendemain, donc j’appelle chacun à garder son sang froid, et à faire en sorte que ces primaires, qui ont été un formidable succès au premier tour le soient aussi au    second tour, et une nouvelle fois pour que les primaires soient une victoire.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’il ne faut pas donner de prise à la droite. La droite peut avoir 2 prises,    soit parce que notre candidat n’est pas suffisamment en avant, et qu’il y a encore des contestations au niveau des résultats …

 

« Le fameux 51-49 »

Léa Salamé, lui    coupant la parole : le fameux 51-49.

Marc    Fauvelle : ça, c’est le scénario qui aujourd’hui …

Léa Salamé, lui    coupant la parole : le cauchemar du PS. (Puis en même temps que Marc Fauvelle)    Voilà. Ets-ce que c’est un cauchemar ?

Marc    Fauvelle : c’est le scénario qui vous inquiète aujourd’hui, un 51-49 très serré dimanche soir, un candidat fragilisé ou une candidate    fragilisée ?

 

« C’est un risque. C’est la raison pour laquelle je pèse de tout mon poids pour dire à    tous les électeurs de venir voter et de mettre François Hollande très largement en avance, sinon, c’est une prise pour la droite. Et nous sommes ici pour battre la droite et pour    redresser le pays »

Ségolène Royal : c’est un risque. C’est la raison pour laquelle je pèse de tout mon poids pour dire à tous les électeurs de    venir voter et de mettre François Hollande très largement en avance, sinon, c’est une prise pour la droite. Et nous sommes ici pour battre la droite et pour redresser le pays.

Et le deuxième risque, c’est que les primaires soient décrédibilisées, parce qu’on nous dira : attendez, tout ça pour    cela, pour en finir dans un pugilat de fin de campagne ? Moi je ne veux pas que les primaires soient décrédibilisés.

 

« Et je dis à tous les électeurs qui sont venus au premier tour : revenez au second    tour pour que votre voix ne soit pas perdue. Vous qui avez participé à ce mouvement citoyen extraordinaire, qui est observé sur la scène internationale, revenez au second tour pour mettre François Hollande très en avance, puisqu’il est sorti en tête du premier tour, qu’il vient de faire le rassemblement    de tous les autres candidats aux primaires »

Et je dis à tous les électeurs qui sont venus au premier tour : revenez au second tour pour que votre voix ne soit pas    perdue. Vous qui avez participé à ce mouvement citoyen extraordinaire, qui est observé sur la scène internationale, revenez au second tour pour mettre François Hollande très en avance, puisqu’il    est sorti en tête du premier tour, qu’il vient de faire le rassemblement de tous les autres candidats aux primaires, ça c’est un gage de rassemblement pour rassembler les Français demain. Donc    venez nous donner la force de battre la droite et de redresser le pays.

Marc    Fauvelle : et lundi matin, tout le monde se remet au travail, main dans la main, y’aura aucun souci entre eux, aucune blessure de cette    campagne, vous y croyez vraiment, quel que soit le vainqueur ?

Ségolène Royal : je le crois profondément. Pourquoi ? Parce que les Français nous ont dit beaucoup de choses pendant cette    campagne, aux uns et aux autres. Et en particulier qu’ils n’en pouvaient plus du système qu’ils sont en train de subir, qu’ils n’en pouvaient plus de l’explosion des inégalités et des injustices,    qu’ils n’en pouvaient plus de la voracité d’un système financier qui décide de tout, qu’ils n’en pouvaient plus de cette loi de l’argent qui en effet, décide de tout. Alors on a besoin de    justice, on a besoin de valeurs humaines, on a besoin de redonner une espérance, on a besoin de remettre l’éducation au cœur de tout, on a besoin de redonner un espoir aux Français.

Léa    Salamé : donc lundi matin …

Marc    Fauvelle : donc lundi matin y’a plus qu’une tête.

Léa    Salamé : donc lundi matin, unité. Au PS.

 

« Notre devoir, c’est l’unité au PS. Et tous ceux qui s’écarteront de ce chemin de    l’unité seront très sévèrement jugés par les Français »

Ségolène Royal : notre devoir, c’est l’unité au PS. Et tous ceux qui s’écarteront de ce chemin de l’unité seront très    sévèrement jugés par les Français.

Léa    Salamé : ce matin, Daniel Cohn-Bendit, c’est pas quelqu’un de droite, il était ce matin à la radio sur RTL et il estime que la campagne de la    primaire PS a manqué de quelque chose, écoutez-le.

 

 

Daniel Cohn-Bendit : « J’ai vu dans cette campagne, qui cherchait plutôt un Premier ministre    qu’une présidente ou un président […] j’ai trouvé qu’il y avait un manque de vision, le monde était un peu absent, ça me rappelle un peu la phrase qui dit : « Si tu t’occupes pas du    monde, le monde va s’occuper de toi. ». Et j’ai l’impression qu’on était quand même dans un débat très franco-français. »

-oOo-

Léa    Salamé : « C’était pas un débat pour élire un président de la République, c’était un débat pour élire un Premier ministre », il dit    Daniel Cohn-Bendit. Est-ce que c’est pas un peu vrai ?

 

« Pas du tout. Pas du tout. Pourquoi ? Parce que nous subissons une crise économique extrêmement rude, une crise    économique, une crise financière, une crise écologique, une crise internationale, et donc les Français ont besoin aussi de réponses très concrètes à ces problèmes que nous allons    confronter très, très violemment »

Ségolène Royal : pas du tout. Pas du tout. Pourquoi ? Parce que nous subissons une crise économique extrêmement rude, une    crise économique, une crise financière, une crise écologique, une crise internationale, et donc les Français ont besoin aussi de réponses très concrètes à ces problèmes que nous allons confronter    très, très violemment. Et alors …

Léa Salamé, lui    coupant la parole : pourquoi vous avez pas parlé de l’international, du monde, il parlait de l’exemple de la Palestine, par exemple. Pourquoi    est-ce qu’on en est arrivé à … est-ce que c’était pas un peu trop franco-français ?

Ségolène Royal : parce que les problèmes et les questions sont centrés sur ce qui préoccupe aujourd’hui les    Français.

Qu’est-ce qui préoccupe aujourd’hui les Français ? Le pouvoir d’achat, le chômage, l’avenir des jeunes, l’injustice    fiscale, les délocalisations boursières : c’est cela qui préoccupe les Français aujourd’hui ; le manque de relance économique, l’avenir des petites et moyennes entreprises, la mutation    énergétique.

Donc tous ces sujets ont été abordés par les candidats qui ont apporté à ces problèmes des réponses concrètes. On ne peut pas    à la fois reprocher aux responsables politiques d’être trop global, et en même temps leur reprocher d’être trop précis.

Nous sommes dans un contexte qui appelle des réponses précises, et ce que j’observe, c’est que sur chacun de ces problèmes    concrets, c’est François Hollande qui a recadré ces problèmes concrets dans une vision globale de la société. Il l’a fait sur l’éducation, il l’a fait sur l’avenir des jeunes, il l’a fait sur la    réforme fiscale, il l’a fait sur les enjeux économiques.

 

« Sur chacun de ces problèmes concrets, c’est François Hollande qui a recadré ces problèmes concrets dans une vision globale de la société. Il l’a fait sur    l’éducation, il l’a fait sur l’avenir des jeunes, il l’a fait sur la réforme fiscale, il l’a fait sur les enjeux économiques. À chaque fois qu’il y a une réponse concrète à une question précise, il a recadré cette précision dans une    vision globale du problème qui était posé »

À chaque fois qu’il y a une réponse concrète à une question précise, il a recadré cette précision dans une vision globale du    problème qui était posé.

Marc    Fauvelle : alors justement, vous avez appelé, contrairement à Arnaud Montebourg, à voter massivement pour François Hollande, il y a une vraie    différence, hein, dans le langage …

Ségolène Royal : oui.

Marc Fauvelle,    sans s’arrêter : … dans le désir, on le sent bien,

Léa    Salamé : et on va voir les communiqués.

 

 

Marc Fauvelle, sans s’arrêter : … et on va voir comment vous l’avez fait, cet appel :« Venez voter massivement dimanche prochain pour donner force et légitimité à notre candidat François Hollande. » ; et la réponse du    candidat François Hollande, c’était quelques heures plus tard seulement : « Je salue l’élégance et la responsabilité de celle qui fut notre    candidate en 2007 et qui sait combien le rassemblement est indispensable pour donner de la force dans la bataille électorale. ».

 

 

Cette décision, Ségolène Royal, d’appeler à voter pour François Hollande quand on connaît votre parcours, votre histoire    personnelle aussi, est-ce qu’elle a été difficile à prendre ?

Ségolène Royal : oui, bien sûr. Il fallait que j’aille chercher en moi-même les forces de la responsabilité et de l’engagement,    bien sûr, il a fallu surmonter des blessures personnelles et des blessures publiques, bien sûr.

 

« Mais on est là pour servir les Français et pour ne pas penser à soi-même,    voilà »

Mais on est là pour servir    les Français et pour ne pas penser à soi-même, voilà. C’est ce qui fait la grandeur de l’engagement politique, la hauteur de vue qui est nécessaire. Moi j’ai toujours mis mon action politique au    service de l’intérêt général, au service des plus vulnérables, au service aussi des plus créatifs, je veux à la fois une France qui protège et une France qui avance, et je respecte profondément    le scrutin démocratique.

 

« Je veux à la fois une France qui protège et une France qui avance, et je respecte profondément le scrutin démocratique »

Et à partir du moment où    François Hollande était en tête de ce scrutin, à partir du moment où il a rassemblé les idées, je l’ai redit, à partir du moment où le combat contre la droite sera un combat extrêmement dur, je    veux que notre candidat, au-delà de tout ce qui s’est passé, je veux que notre candidat gagne et cette force et cette avance dimanche prochain.

 

« Et à partir du moment où François Hollande était en tête de ce scrutin, à partir du moment où il a rassemblé les idées, je l’ai redit, à partir du moment    où le combat contre la droite sera un combat extrêmement dur, je veux que notre candidat, au-delà de tout ce qui s’est passé, je veux que notre candidat gagne et cette force et cette avance    dimanche prochain »

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Ségolène Royal sur C+ propose réforme fiscale, réforme bancaire et gouvernance mondiale efficace pour un partage équitable des richesses et une remise en marche de l’économie (TEXTE/VIDEO)

« Je pense que le temps des femmes est venu.» a été sa phrase de conclusion.

Ségolène Royal était l’invitée ce matin de Caroline Roux dans La Matinale de Canal+.

L’interview a été menée énergiquement par Caroline Roux dans ce format court d’un peu plu de 10 minutes, avec les minutes qui défilaient sur un affichage comme sur un ancien tableau de départ d’aéroport, ce qui a amené Caroline Roux à interrompre Ségolène Royal pour avancer plus vite.

Malgré tout, de nombreux thèmes ont été abordés par la candidate aux primaires socialistes : DSK et le ‘strauss-kahnisme’, qui ont permis à Ségolène Royal de recentrer le débat sur les vrais problèmes des Français et les solutions concrètes possibles pour 2012 :

réforme fiscale pour une plus juste répartition des richesses produites, car le capital doit être « au moins, au moins, c’est la moindre des choses, autant taxé que le travail »,

réforme bancaire avec « des règles strictes » et une entrée de l’Etat « au capital des banques »,

« gouvernance mondiale efficace » pour une plus juste répartition des richesses, qui ne se fasse pas au seul profit des fonds financiers et des entreprises du CAC 40,

sécurité et encadrement militaire des délinquants, avec un projet d’expérimentation à La Rochelle d’une mesure proche de celle proposée par la candidate de 2007, aujourd’hui proposée par le député UMP Ciotti.

Interrogée sur sa position par rapport aux dernières propositions de Jean-François Copé concernant le RSA, Ségolène Royal a rappelé qu’elle était favorable au « donnant-donnant », « si c’est fait dans un bon état d’esprit ». Et elle souligné qu’une politique ne pouvait se contenter d’effets d’annonces – une pierre dans le camp du gouvernement, de Sarkozy et de la droite au pouvoir – car, par exemple « 60% [des peines d’intérêt général] ne sont pas appliquées, parce qu’il n’y a pas d’encadrant, et qu’on ne trouve pas les peines d’intérêt général, donc avant de faire des annonces, il faut mettre en place les solutions et passer à l’action ».

Frédérick Moulin

S.Royal était l’invitée de la Matinale de Canal+ par segolene-royal

 

Transcription par Militants de l’Espoir À Gauche avec Ségolène Royal / F/M.

Caroline Roux : Ségolène Royal, présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes, si certains se posent encore la question de la détermination de Martine Aubry, personne ne s’interroge sur celle de la candidate Royal. Malgré les sondages, elle croit toujours en ses chances pour les primaires. Pendant ce temps-là, comme les autres socialistes, elle sait que la présidentielle devra se faire sur fond de procès DSK. Bonjour, Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Caroline Roux : bienvenue à La Matinale. Alors on a vu des femmes de chambre hier accueillir Dominique Strauss-Kahn au cri de « Shame on you ! », « Honte sur vous ! ». Est-ce que vous pensez que l’opinion en France, comme aux Etats-Unis, a déjà condamné Dominique Strauss-Kahn ?

Ségolène Royal : je comprends que vous me posiez cette question, mais vous savez que je me suis fixée une règle, je ne veux plus commenter cette affaire qui est maintenant entre les mains de la justice. Donc il faut que la vérité émerge, elle va émerger, je le pense, des débats.

Caroline Roux : Martine Aubry a dit hier : « Nous sommes tous touchés personnellement et politiquement. ». Vous non ?

Ségolène Royal : je ne veux pas commenter. Moi je suis engagée aujourd’hui auprès des Français, je vois les Français qui souffrent, qui espèrent autre chose de la France de demain pour 2012. Aucun ne me parle de l’affaire de DSK, aucun. Aucun.

Ségolène Royal : « Moi je suis engagée aujourd’hui auprès des Français, je vois les Français qui souffrent, qui espèrent autre chose de la France de demain pour 2012. Aucun ne me parle de l’affaire de DSK, aucun. Aucun »

Caroline Roux : vous croyez que ça n’intéresse pas les Français ?

Ségolène Royal : je pense que si, d’ailleurs vous me posez la question, c’est que ça les intéresse, ça les sidère, et d’une certaine façon ça les consterne. Ils veulent savoir ce qui s’est passé sans doute. Mais je puis vous dire que dans les contacts au quotidien, dans les réunions de travail, dans les visites de terrain et j’en fais beaucoup, aujourd’hui à travers la France, personne ne me parle de cette question-là.

Pourquoi ? Parce qu’il y a tellement de difficultés aujourd’hui, on voit les éleveurs qui sont en train de mourir, on voit la sécurité qui se dégrade partout, on voit les écoles…

Caroline Roux, lui coupant la parole : on va parler de ces sujets qui sont importants, mais on commence une campagne présidentielle. Est-ce que vous pensez que le procès peut polluer l’ambiance de la campagne ?

Ségolène Royal : si c’est instrumentalisé, si c’est exploité, peut-être, mais moi je me forcerai de toute façon de rester au-dessus, parce que vraiment, des millions de Français attendent autre chose, ils espèrent des solutions concrètes aux problèmes qui se posent, retrouver une espérance, que la France retrouve ses valeurs morales, ses fondamentaux, et…

Caroline Roux, l’interrompant : ils attendent de la clarté, notamment sur la ligne politique, les Français, sans doute. On a entendu Vincent Peillon qui a dit : « Dominique Strauss-Kahn va nous manquer. Nous avons besoins d’un gauche moderne en France. ». Qui peut incarner, politiquement, sur le fond, ce strauss-kahnisme ? Est-ce que vous-mêmes vous avez, depuis, j’allais dire, le fait que Dominique Strauss-Kahn ne soit clairement pas candidat à la présidentielle, travaillé avec les straus-kahniens ?

Ségolène Royal : « Mais je ne me situe absolument pas par rapport aux autres socialistes »

Ségolène Royal : mais je ne me situe absolument pas par rapport aux autres socialistes. Moi je suis tournée…

Caroline Roux, l’interrompant : vous pourriez rassembler.

Ségolène Royal, poursuivant : … je suis tournée vers les Français, mais ce sont les Français qui vont décider de ce rassemblement, puisque de toute façon les règles des primaires sont claires, c’est celui ou celle qui sera désignée(e) par les Français les 9 et 16 octobre prochains, tous les Français peuvent venir voter, et celui ou celle qui va être désigné, j’espère bien sûr être celle-là, en tout cas j’y travaille dans cette perspective, rassemblera tous les socialistes. C’est la règle.

Donc les français peuvent se rassurer, ceux qui craignent que les primaires seront un pugilat ou une dispute, moi je veux les rassurer, et il y aura un débat de haut niveau, il y a suffisamment de problèmes à régler, de solutions concrètes à avancer, de perspectives à tracer, de sens à donner à l’avenir du pays…

Caroline Roux, lui coupant la parole : justement, c’est vraiment de cela que je vous parle, alors peut-être que je me suis mal exprimée, mais sur le fond, ça pose une question sur la ligne politique. Hier on a entendu Benoît Hamon qui a déclaré, alors c’était à propos de la défaite des socialistes portugais aux législatives, il disait : « Il est essentiel que la gauche européenne n’applique pas les politiques d’austérité. Nous voulons tourner le dos à ces choix politiques mauvais pour l’Europe. ». On se dit qu’il est un petit peu en marge de ce que proposait l’ancien patron du FMI, vous-même par rapport à ce sujet-là sur l’austérité, qui touche là pour le coup les Français, comment est-ce que vous vous situez ?

Ségolène Royal : moi je pense que le socialisme efficace, c’est celui qu’il faut réaliser. Il y a un socialisme qui marche, et c’est celui-ci qu’il faut faire. Qu’est-ce que c’est qu’un socialisme qui marche ? C’est un socialisme qui permet d’apporter des réponses concrètes à la question que vous posez.

Le problème, et Benoît Hamon a en partie raison lorsqu’il dit qu’il faut tourner le dos aux politiques d’austérité, la réalité, c’est qu’il va falloir faire quand même des efforts considérables puisque la situation du pays est grave, que la crise économique est là, mais ce qui ne va pas dans les politiques actuelles, c’est pour ça que les peuples se révoltent dans les pays que vous citez, c’est parce que l’austérité c’est toujours pour les mêmes. Donc moi je réponds quelque chose d’équilibré et d’efficace, et je dis…

Caroline Roux, l’interrompant : alors à quoi ça ressemble une ‘austérité équilibrée’, alors ?

Ségolène Royal : « Ça veut dire qu’il faut que les plus riches payent davantage que les classes moyennes et que les plus pauvres »

Ségolène Royal : ça veut dire qu’il faut que les plus riches payent davantage que les classes moyennes et que les plus pauvres. Or aujourd’hui la mondialisation se fait sur le dos des classes moyennes et des catégories populaires, c’est-à-dire qu’il y a une décroissance de la France qui se traduit par un déclassement de ceux qui travaillent, et ça ce n’est pas acceptable, et par un enrichissement…

Caroline Roux, lui coupant la parole en haussant la voix : alors ‘les plus riches’ ça veut dire quoi ? C’est qui ? Ce sont les banquiers ? Ce sont les salaires les… , les plus riches, ça veut dire que vous créez une tranche d’impôt supplémentaire, par exemple ?

Ségolène Royal : « Il va falloir faire une réforme fiscale dans laquelle le capital sera au moins, au moins, c’est la moindre des choses, autant taxé que le travail »

Ségolène Royal : les plus riches, ce sont ceux qui possèdent le capital. Puisqu’aujourd’hui en France le capital est beaucoup moins taxé que le travail, donc il va falloir faire une réforme fiscale dans laquelle le capital sera au moins, au moins, c’est la moindre des choses, autant taxé que le travail.

Ségolène Royal : « Il faudra mettre des règles très strictes, et il faudra que l’Etat rentre au capital des banques pour que les banques fassent leur travail »

Deuxièmement, on voit les résultats effectivement du système bancaire, qui a été renfloué par le contribuable, et qui devrait aujourd’hui se mettre au service du développement des petites et moyennes entreprises, donc il faudra mettre des règles très strictes, et il faudra que l’Etat rentre au capital des banques pour que les banques fassent leur travail.

Ségolène Royal : « Il faudra une gouvernance mondiale efficace pour que les fruits de ces profits soient équitablement répartis, c’est assez simple »

Quant aux entreprises du CAC 40 et aux fonds financiers qui n’ont jamais fait autant de profits qu’aujourd’hui, c’est-à-dire qui sont les seuls à bénéficier de la mondialisation, il faudra une gouvernance mondiale efficace pour que les fruits de ces profits soient équitablement répartis, c’est assez simple.

Pourquoi ça ne se fait pas ? Parce qu’il y a une forme d’inertie dans la gouvernance mondiale, une forme de connivence aussi entre un certain nombre de pouvoirs et les puissances financières, qui racontent à nos gouvernants que si l’on touche au profit des banques, on va accélérer la crise, alors que c’est tout le contraire qui est vrai.

Caroline Roux : alors le dossier s’est déplacé ces derniers jours sur le thème de la sécurité. On a entendu Eric Ciotti proposer de durcir l’application de peines, c’est un député UMP, et il propose une forme de service civique pour les mineurs les plus difficiles qui pourraient être encadrés militairement. Vous savez quoi ? Ça nous rappelle la candidate Royal de 2007. C’est une bonne chose pour une socialiste que ces propositions soient reprises par un député de la Droite populaire, à la droite de l’UMP ?

Ségolène Royal : et pourquoi pas ? Ce qui est important, ce sont les propositions efficaces. Donc en effet, j’avais proposé l’encadrement militaire des délinquants. Pourquoi ? Parce qu’on sait que les prisons sont surchargées, et d’ailleurs ce rapport précise que 80 000 peines de prison aujourd’hui ne sont pas appliquées. Ça veut dire que les délinquants restent dans la rue. Donc vous découragez les policiers, vous découragez la justice qui a prononcé ces peines, et vous encouragez la récidive. Donc la situation est proprement explosive. Et le mérite de ce député UMP c’est au moins de faire une autocritique sur la politique de ce gouvernement qui a laissé se dégrader le système policier, le système judiciaire à ce point.

Ségolène Royal : « Donc oui je suis favorable à l’encadrement militaire des délinquants et d’ailleurs je propose que ce soit expérimenté dans la Région Poitou-Charentes »

Donc oui je suis favorable à l’encadrement militaire des délinquants et d’ailleurs je propose que ce soit expérimenté dans la Région Poitou-Charentes que je préside, puisqu’il y a un régiment qui doit fermer à La Rochelle, eh bien…

Caroline Roux, lui coupant la parole : vous l’avez pas encore fait depuis 2007 ?

Ségolène Royal : si…

Caroline Roux : ah bon.

Ségolène Royal :je l’ai proposé au ministre Morin, quand il était là, il a refusé. Donc aujourd’hui je vois que la proposition revient, et en effet, dans la continuité de ce que j’ai toujours dit, je pense que la prison pour les jeunes, c’est l’école du crime, ils en ressortent encore davantage délinquants qu’ils n ‘y sont entrés puisqu’il y a une surpopulation carcérale. Il faut donc trouver des alternatives à la prison et je dis chiche au gouvernement, expérimentons cela, et moi je suis favorable à le faire avec le maire de La Rochelle, Maxime Bono, puisque nous avons écrit ensemble au ministère de la Défense pour expérimenter dans le régiment de La Rochelle l’encadrement militaire des jeunes délinquants.

Caroline Roux : vous avez déjà pris contact avec le ministre de la Défense ?

Ségolène Royal : le nouveau, là ?

Caroline Roux : oui, le nouveau, (Rire de Ségolène Royal) Gérard Longuet, non ?

Ségolène Royal, riant au début : je vais le faire suite à ce rapport. Parce qu’il faut avoir de la cohérence et de la continuité, vous savez dans l’action politique. Quand on croit à quelque chose, il faut aller jusqu’au bout.

Caroline Roux : et de la détermination.

Ségolène Royal : exactement.

Caroline Roux : vous en avez toujours autant ?

Ségolène Royal : oui bien sûr.

Caroline Roux : vous irez jusqu’au bout…

Ségolène Royal, pendant que Caroline Roux parle : bien sûr.

Caroline Roux : … si Martine Aubry se présente ?

Ségolène Royal : bien sûr, oui.

Caroline Roux : voilà, ça c’était la question obligée, hein, vous savez.

Ségolène Royal, sans attendre que Caroline Roux ait fini sa phrase : les Français auront comme ça une liberté de choix.

Caroline Roux : allez, on passe au « J’aime / J’aime pas » si vous le voulez bien. « J’aime / J’aime pas » Jean-François Copé qui propose des heures de travail pour certains bénéficiaires du RSA.

Ségolène Royal : mais je crois que c’est déjà fait. Moi je suis favorable au donnant-donnant. Effectivement, quand on donne des revenus de subsistance, de substitution, en contrepartie on peut très bien demander une activité, d’ailleurs souvent ils le demandent, vous savez les gens qui sont au RSA ne demandent qu’une chose souvent, c’est de se rendre utile et de pouvoir s’insérer dans le monde du travail, donc je n’y vois pas d’inconvénient si c’est fait dans un bon état d’esprit.

Encore faut-il leur trouver des activités, parce que voyez-vous les peines d’intérêt général, pour revenir à la question de la sécurité, 60% d’entre elles ne sont pas appliquées, parce qu’il n’y a pas d’encadrant, et qu’on ne trouve pas les peines d’intérêt général, donc avant de faire des annonces, il faut mettre en place les solutions et passer à l’action.

Ségolène Royal : « 60% des peines d’intérêt général ne sont pas appliquées, parce qu’il n’y a pas d’encadrant, et qu’on ne trouve pas les peines d’intérêt général, donc avant de faire des annonces, il faut mettre en place les solutions et passer à l’action »

Caroline Roux : deux petits « J’aime / J’aime pas » assez vite. « J’aime / J’aime pas » les primaires à la mode Europe Ecologie – Les Verts.

Ségolène Royal : bien c’est plutôt pas mal.

Caroline Roux : ça se passe plutôt pas mal ?

Ségolène Royal : oui, ça se passe plutôt pas mal. L’important, c’est qu’il y ait du débat de qualité, du respect mutuel, et je crois que c’est ce qui se passe.

Caroline Roux : et « J’aime / J’aime pas » une journée de la jupe à l’Assemblée Nationale, est-ce que vous y seriez favorable ?

Ségolène Royal : moi je suis favorable tout simplement à des règles vraiment très claires sur le respect des femmes, sur la dignité des femmes, et ça vraiment il faut que les élus donnent l’exemple, ils sont chargés de faire la loi et il est intolérable de découvrir un certain nombre de comportements totalement immatures, et je pense que lorsqu’il y aura la parité à l’Assemblée grâce au nom cumul des mandats, les choses iront mieux parce que les femmes se feront respecter comme elles le sont dans les conseils municipaux où il y a la parité, et on se rend compte qu‘elles se défendent davantage et qu’elles se font respecter.

Caroline Roux : et une femme présidente, ça pourrait peut-être changer la donne aussi, hein ? C’est une idée.

Ségolène Royal : je pense. (Puis avec un ton enjoué) Je pense que le temps des femmes est venu.

Caroline Roux : merci beaucoup Ségolène Royal d’avoir été notre invitée ce matin, on passe au Monde en question.

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Ségolène Royal, et si on l’écoutait tout simplement …

Inutile de chercher des slogans de campagne qui feront mouche.

Inutile de faire appel à des communicants pour trouver les formules chocs à la mode ou un nouveau style qui vous convienne mieux.

 Inutile de se construire une image comme ceci ou comme cela pour plaire davantage à ceux-ci ou ceux-là.

 Inutile de perdre son temps à fabriquer des accords secrets, des ententes, des pactes, des alliances, des coalitions.

Inutile de se faire attendre, de se faire désirer, de se faire appeler ou d’appeler pour qu’on vous appelle.

Inutile de montrer une image familiale de bonheur pour carte postale.

En définitive, tout ce spectacle médiatique ce n’est pas vraiment de la politique même si tout cela fait beaucoup parler. On en a même une overdose de toutes ces petites ou grandes représentations … on voudrait un peu plus entendre parler de politique, c’est-à-dire d’engagement, de volonté, de propositions.

Comment convaincre celles et ceux qui ne croient plus en cet engagement politique ? Comment convaincre toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus de tout ce cinéma alors qu’il y a tant à faire ?

On a envie de dire tout simplement : écoutez, écoutez Ségolène Royal venir, sans artifice, défendre ses engagements, ses propositions pour les Françaises et les Français. Ecoutez cette femme parler de ses combats, de sa volonté réelle de faire changer les choses pour plus de justice, pour plus de dynamique économique, pour une meilleure gestion de notre richesse nationale. Ecoutez notamment son intervention ce mardi 7 juin, sur rfi.

Ecoutez sa défense pour la politique par la preuve afin de redonner de la crédibilité politique. Car comment en effet postuler à un poste de responsabilité nationale si on n’a pas fait la preuve de son action au niveau local ? D’autant qu’il y a toujours un lien entre l’action locale et le global. La socialiste prend ainsi l’exemple des éleveurs. Ces derniers souffrent au niveau local d’une financiarisation de l’économie mondiale qui joue sur la spéculation. Les grands céréaliers vendent leur production sur le marché mondial pour faire du profit car les prix augmentent alors que les éleveurs en France ne peuvent pas nourrir le bétail car le prix est trop cher.

« c’est parce que je vis ces problèmes là, que j’aurais la force politique d’imposer sur la scène internationale une autre gouvernance mondiale » lance la candidate socialiste.

Ecoutez son engagement pour ces jeunes délinquants pour qui il faut être sévère mais auxquels la République ne doit pas fermer la porte. Ségolène Royal a toujours combattu cette politique qui veut qu’on envoie, chaque jour davantage, plus de jeunes dans nos prisons alors que pour beaucoup il manque surtout un cadre, des règles, une éducation.

Ecoutez sa volonté de renouveler notre vie démocratique en mettant fin au cumul des mandats. Car comment en effet un homme politique peut-il conjuguer la gestion d’un territoire et une présence à l’Assemblée pour faire la loi ? Le non cumul sera aussi le meilleur moyen pour permettre une réelle parité, pour permettre un plus grand renouvellement avec plus de jeunes.

Ecoutez sa conviction qu’on ne sert pas les populations en difficulté seulement pas l’assistanat. Qu’il faut aussi leur offrir l’insertion le « I » de RMI et l’activité le « A » de RSA.

Ecoutez chacun de ses engagements, écoutez chacune de ses propositions et les 9 et 16 octobre aux Primaires venez voter car ce sera à vous de choisir la candidate de gauche pour une autre politique en 2012.

Philippe Allard

 
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